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Une réunion ministérielle des pays de la région est prévue en marge de ce sommet pour évoquer la crise anjouanaise. L'incertitude a longtemps plané sur la participation ou non du président comorien à cette réunion, en raison de l'imminence du débarquement de l'armée comorienne sur Anjouan. Si la communauté internationale continue de privilégier la voix du dialogue pour résoudre la crise, Sambi a déclaré aux journalistes qu'il entendait mettre à profit le sommet pour sensibiliser ses homologues africains sur les raisons du choix de l'option militaire : "Je veux saisir cette occasion en or pour rallier ceux qui, jusqu'à présent, n'ont pas compris notre position. Nous avons en effet besoin du plus large soutien diplomatique possible. Toutefois, et je le précise, il ne s'agit pas de discuter de la nécessité ou non d'intervenir à Anjouan. Dans tous les cas, nous interviendrons à Anjouan, soit pacifiquement, soit par la force. Les Comoriens pourront d'ailleurs suivre mon discours pour en juger. Mais nous souhaiterions le soutien de tous."
Avant de se rendre en Ethiopie, le président comorien a fait une halte par Tripoli, la capitale libyenne. Arrivé dimanche 27 janvier après "une escale technique au Soudan", rapporte la présidence, il a été reçu lundi 28 par Mouammar Kadhafi –en même temps que le président tchadien Idriss Deby. Tous trois ont, toujours selon la présidence, abordé les thèmes qui seront développés au sommet de l'UA. Le président de l’Union des Comores s’est ensuite entretenu en tête à tête avec son homologue libyen durant deux heures, annonce-t-on du côté de Beit-Salam. Les deux chefs d’Etats auraient discuté de différentes questions relatives au renforcement de la coopération bilatérale et du cas anjouanais.
Au pays, les préparatifs se multiplient. Alors que l'armée comorienne continue de se déplacer vers Mohéli, une commission nommée par le gouvernement de l'île autonome de Ngazidja travaille sur un plan de secours visant à anticiper les conséquences du débarquement sur Anjouan. Il s'agit de mobiliser les ressources humaines et financières nécessaires pour faire face à un éventuel afflux de blessés et de déplacés, et d'assurer le fonctionnement des centres de soin et lieux d'accueil. Parallèlement, le Croissant Rouge prépare son déploiement sur l'île de Mohéli, puis d'Anjouan, suivant l'itinéraire de l'armée.
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