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"S’il faut que l’enveloppe budgétaire de la défense soit accrue pour cela, je ne m’empêcherais pas de le faire" a déclaré le président Sambi au cours d’une cérémonie dédiée à la libération de l’île d’Anjouan mercredi 9 avril. Le président comorien a, en outre, mis en garde l’armée nationale contre tout excès de triomphalisme après le succès de l’opération de rétablissement de l’ordre à Anjouan. "C’est maintenant que le plus dur reste à faire, parce que vous devez assurer la paix et la sécurité des citoyens sur l’ensemble du territoire national", a-t-il affirmé. Selon lui, l’histoire des Comores est malheureusement une suite de coups d’Etat et de manœuvres de déstabilisation, martelant : "Jamais nous n’avons vécu en paix depuis l’indépendance. Il vous appartient désormais", a-t-il ajouté à l’adresse des militaires, "de faire en sorte que les Comoriens, où qu’ils soient, se sentent en sécurité." Sambi a dit vouloir instaurer de nouveaux rapports entre l’Etat et le citoyen. "Nous avons la fâcheuse manie de nous demander ce que la nation peut faire pour nous ; nous devons aussi nous poser la même question s’agissant de notre propre contribution au développement du pays" a-t-il poursuivi. Le gouvernement comorien s’est également engagé à doter l’Armée nationale de développement (AND) d’une unité marine, étant donné la nature géographique des Comores. (APA)
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