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Il a été rapporté que la valeur du contrat serait 115 millions de dollars US et le cable sera posé avant la date à laquelle EASSY est cessé être mis en route. Pour ce qui est du coût de la bande passante le chiffre très bas de 150 dollars US par mois pour 1 Mbps entre Mombasa et Londres a de quoi mettre l’eau à la bouche. Russell Southwood a parlé plus en détails cette semaine avec Kai Wulff, le directeur général de KDN.
Flag est entrain de compléter son réseau Falcon qui traverse le Gulf. Sa mise en route est prévue pour le début de 2007. L’extension vers Mombasa sera complétéé au plus tard en Septembre 2007.
Dans le contrat avec Flag il a été rapporté que KDN offrira une garantie de capacité en ce sens que la société revendra de la capacité de transmission de données aux autres acteurs régionaux. Le prix de la capacité sera vendu à coût plus les frais d’opérations , de maintenance et les intérèts. Par conséquent le prix effectif s’établira à 150 dollars US par mois par Mbps, un chiffre qui est considérablement plus bas que ceux mentionnés oralement par les membres du consortium autour d’EASSY Flag assura la gestion et la maintenance du réseau.
Kai Wulff de KDN a une vue bien précise de la vente de capacité: “Nous prendrons la capacité. Nous nous porterons garant et nous vendrons à prix coutant aux acteurs qui sont sérieux sur ce marché. Nous souhaitons que tout le monde puisse offrir des services à valeur ajoutée et de l’infrastructure au plan national. Nous ne voulons pas vendre de la capacité au prix fort et nous ne voyons pas pourquoi d’autres devraient le faire. Nous aurons une énorme capacité de transmission et nous garderons la concurrence ouverte en vendant à prix coûtant la bande passante. Lorsque le temps viendra de renouveler le cable de fibre optique chacun pourra pourra négocier son propre contract.”
« Je ne veux pas dominer le marché. Si la bande passante internationale n’est pas chère je serai si occupé avec d’autres activités que vendre de la capacité resemblera à une plaisanterie. Je laisse ça aux FAIs. » Il espère que d’ici 2008 il sera possible d’offrir aux utilisateurs une connexion DSL à 4 Mbps entre 20-22 dollars US bien en-dessous du prix actuel le moins cher sur le continent proposé par Maroc Telecom.
« A présent KDN externalise déjà autant de fonctions que possible. Nous faisons cela avec les connexions satellitaires. Nous ferons la même chose avec la fibre. Il n’y a pas beaucoup d’opérateurs de fibre optique sérieux et c’est pourquoi nous avons décidé en faveur d’un contrat avec Flag. »
Et qu’en est-il du consortium à la base d’EASSY ? « Nous continuerons à être actifs au sein du consortium mais nous devons repenser les raisons qui ont conduit à EASSY. » Il souligne qu’avec la construction du premier lien le montant du coût d’un cable sous-marin sera réduit de moitié : « Nous devons contacter les autres pays. Ils pourraient nous suivre et discuter avec Flag en se basant sur le même modèle que nous. Vous pouvez même introduire les gouvernements s’ils souhaitent participer. »
Est-ce qu’il y a des obstacles politiques et réglementaires ? « Nous avons besoin d’étudier le contexte environnant mais je ne vois pas vraiment de problèmes. Nous avons déjà une licence pour une passerelle internationale. »
Il est probable qu’EASSY sera différent des plans initiaux mais la discussion concernant le prix et les conditions d’accès que le projet a soulevé permettra peut être de délivrer de la bande passante internationale à un prix qui connectera une importante partie de l’Afrique à l’économie globale.
En parallèle en Afrique de l’Ouest les autorités de régulations et les responsables politiques ont été invités à se réunir les 24-25 juillet pour discuter de l’avenir du cable SAT3 lorsque les monopoles nationaux prendront fin en juin 2007. Les opérateurs historiques ont jusqu’à présent été les seuls à posséder le droit de vendre de la bande passante de SAT3. La réunion est organisée à l’initiative d’APC (Association forProgressive Communications), d’AFRISPA (African Internet Service Providers’ Association), de CATIA (Catalysing Access to ICT in Africa), de CRASA (Communications Regulators Association of Southern Africa) et de Balancing Act avec le soutien d’OSI and d’OSIWA ( Open Society Institute and OSI West Africa). De l’Ouest à l’Est de l’Afrique, le débat concernant l’accès à de la bande passante à un prix abordable ne fait que s’amplifier. Espérons que la discussion tournera en faveur du consommateur africain.
Source : RDC-TIC - http://www.rdc-tic.cd/
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