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Une poignée de femmes en colère a contraint le personnel de la mairie de Dzaoudzi à interrompre le travail lundi matin, très tôt. Elles insistaient pour rencontrer le premier magistrat de la commune, Issa Soulaïmana en personne, pour lui demander des comptes à propos de la nonscolarisation de leurs enfants en maternelle cette année. Ces mères de familles accusent les services municipaux en charge du dossier d'avoir privilégié l'inscription d'enfants comoriens issus de l'immigration clandestine au détriment des leurs. Une accusation qu'elles ont justifié par la publication, il y a quelques semaines, des listes des enfants scolarisables en petite section de maternelle à la rentrée qui n'ont pas été respectée, s. Dans l'entourage du maire de Dzaoudzi, on crie à la manoeuvre politique et l'on explique que la plupart s manifestantes sont des militantes de formations politiques d'opposition dans la commune. C'est en milieu d'aprèsmidi qu'elles ont enfin rencontré Issa Soulaïmana. Cependant, toutes n'ont pas été convaincues par les explications et les solutions préco
nisées pour remédier au problème. L'attitude affichée du côté de l'école maternelle est beaucoup plus sereine, car des problèmes de cette nature se renouvellent à chaque rentrée scolaire.
Le problème
résolu
Toutefois, des sources ayant requis l'anonymat indiquent qu'en vérité, pour cette aimée, le problème est consécutif à une "incompréhension" entre les directeurs des écoles, le vicerectorat et la municipalité lors de la répartition du nombre d'élèves à scolariser en fonction des sections.
Habituellement, une certaine marge est laissée aux responsables des écoles pour résorber les
inscriptions, prévisibles, de dernière minute. La difficulté cette aimée étant que ces parents retardataires furent nombreux, et les partenaires concernés dont eu &autre choix que de supprimer temporairement les petites sections en faveur des moyennes et des grandes. Une décision qui s'appuierait sur des directives de l'inspection académique déclarant les classes de maternelle non obligatoires à Mayotte. Toujours selon les mêmes sources, le problème soulevé par ces mères en colère est aujourd'hui résolu. Les quotas pour 20032004 ont finalement été respectés. Priorité a été donnée aux enfants atteignant l'âge de 3 ans entre janvier et juin de l'année en cours.
Saïd Issouf |