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En marge du Comité de suivi qui s'est tenu récemment à aris, le président du Conseil général a prolongé ses rencontres pour faire le point sur les grands dossiers qui intéressent la épineux Collectivité. Panni ceuxci, l' ineuse question de l'immigration clandestine et le développement de l'insécurité qui est son corollaire. Un dossier complexe qui "sape tous les efforts de développement entrepris à Mayotte" a indiqué Younoussa Bamana. Le président du Conseil général désapprouve une partie de ses concitoyens qui 'font la police contre les étrangers", mais affirme comprendre ces "réactions d'exaspération" d'une population qui se sent submergée par la vague de migrants contre laquelle tous les moyens engagés jusqu'ici se sont avérés vains. Il est donc temps de réagir, insiste le président Bamana, qui préconise une action conjuguée de l'Etat et de la Collectivité qui associerait les autorités comoriennes, dans le cadre "dune coopération franche" où chaque partie jouera sa partition. Younoussa Barnana revient sur la nécessité d'agir en amont pour "fermer le robinet" au départ des îles Comores ou de Madagascar. "Nous commençons à connaître une nouvelle émigration qui vient d'Afrique'' rappelle le président Bamana. Ce travail revient bien sûr à l'Etat , mais "l'argent que nous donnons pour refouler les personnes en situation irrégulière est de l'argent perdu pour tout le monde", regrette le président. Pour mettre fin à ces pertes sèches, "l'Etat doit reprendre sa coopération avec les Comores" suggère Younoussa Bamana. Ce nouvel engagement de l'Etat français est d'autant plus indispensable que le solde entre le nombre de reconduites à la frontière et les contingents de clandestins qui rentrent tous les jours à Mayotte est négatif. Encore fautil que les autorités comoriennes coopèrent dans cette lutte. Cette implication suppose l'établissement de passerelles entre Mayotte et ses voisins sur le plan judiciaire et policier. Certes "on ne pourra pas arrêter complètement l'immigration mais de telles dispositions permettront de limiter le flux", souligne le président du Conseil général. C'est dans cet état d'esprit et une fois ces conditions réunies que peuvent se négocier les bonnes bases d'une coopération régionale susceptible de contribuer au maintien sur leurs terres des candidats à l'émigration, a conclu le président. Il va de soi que cette nouvelle démarche de lutte contre l'immigration clandestine ne peut qu'influer positivement en faisant baisser le climat d'insécurité. "70% de la population carcérale est d'origine étrangère" a révélé Younoussa Bamana. Une réalité qu'il souhaiterait montrer à Nicolas Sarkozy en l'invitant à venir inaugurer le nouvel hôtel de police de Mamoudzou.
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