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Arrestation de 9 pirates par la marine française |
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La marine française, après avoir procédé à leur arrestation au large du Golfe d’Aden, dans les eaux internationales, a transféré aux autorités somaliennes 9 pirates qui étaient à bord d’un bateau dans lequel ont été découverts à la fois de l’armement individuel et anti-chars et du matériel d’abordage. |
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Pour les autorités françaises « il n’y a aucun doute sur l’objectif des occupants de ce bateau». Le Ministère français des Affaires Etrangères estime que « Même si cette arrestation n’a pas été menée en situation de flagrant délit, l’action de la marine française est en conformité avec le droit international pour quatre raisons : d’abord parce que la marine française a appliqué les dispositions de la convention sur le droit de la mer, qui prévoit dans son article 105 qu’un Etat peut intervenir contre un navire en haute mer s’il soupçonne celui-ci de se livrer à des actes de piraterie, ce qui est exactement la situation qui s’est produite. Quand il y a à bord à la fois de l’armement individuel, de l’armement anti-chars et du matériel d’abordage, cela laisse peu d’ambiguïtés sur les intentions de l’équipage. »
La convention sur le droit de la mer laisse le choix à l’Etat qui intercepte des pirates en haute mer de les poursuivre lui-même ou de les remettre aux autorités d’un Etat tiers. Ils ont donc été remis aux autorités de la Somalie.
Un accord juridique a été passé entre la France et la Somalie. Le ministère a précisé que « cet accord prévoit que les autorités somaliennes s’engagent à les poursuivre en justice dans le respect du droit international humanitaire et des Droits de l’Homme. Il est en particulier convenu que la peine de mort ne pourra être demandée ou appliquée contre ces pirates. »
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"La situation est tellement sérieuse que les principales compagnies de transport maritime, réfléchissent à éviter de passer par le golfe d'Aden, la mer Rouge et le canal de Suez, pour détourner leurs bateaux vers le Cap de Bonne-Espérance", a confié M. Mwangura à l'agence de presse Xinhua. "Cela ajoutera plusieurs semaines à la durée des voyages (…) et aura de graves conséquences sur le commerce international, (…) le prix des combustibles et des matières premières", a-t-il relevé. "Cela touchera non seulement les pays auxquels les cargos sont destinés, mais également le commerce maritime global. Une conséquence qui, dans le climat économique actuel, doit être évitée à tout prix", a souligné M. Mwangura. L'Europe se réveille
Après la décision de l'OTAN d'intervenir dans la région afin de lutter contre les actes de piraterie, le Parlement Européen décide d'intervenir.
Il a adopté une résolution, présentée par le Groupe Socialiste, sur la piraterie en mer. Plus de 280 cas de piraterie ont été relevées au cours de l'année 2007, notamment dans les eaux territoriales de la Somalie et les eaux internationales de Horn et du Golfe d'Aden. La Vice-présidente de la Commission "Pêche", la députée espagnole Rosa Miguélez, s'est félicitée de l'activation de l'opération navale, baptisée « EU NAVCO » : "Maintenant nous attendons que le Conseil informe régulièrement le Parlement sur les résultats des trois missions octroyées à la Cellule de Coordination Européenne: la protection des navires du Programme Alimentaire Mondial, la défense des intérêts européens dans le Golfe d'Aden et l'assurance de la sécurité des bateaux de pêche communautaires qui travaillent sur la zone". Après les votes, le Coordinateur du Groupe Socialiste à la Commission des Transports, Brian Simpson, s'est montré satisfait de cette nouvelle initiative du Parlement Européen en faveur d'une lutte plus efficiente contre la piraterie vu que 90% du commerce extérieur se fait par la mer "mais, par dessus tout, sachant que le plus important sont les vies des travailleurs de la mer, mises en danger par de telles actions criminelles". E.T.
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