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L'aide humanitaire de la Commission consiste à fournir des abris, une aide alimentaire, de l'eau et des soins de santé, ceux-ci étant particulièrement destinés à faire face à une importante épidémie de choléra dans le sud de la Somalie portant sur un nombre de cas estimé à 17 000 jusqu'ici. L'aide de la Commission couvre également l'appui logistique aux organisations humanitaires pour la livraison et le transport de l'aide en Somalie. Tous les fonds sont acheminés par l'intermédiaire de l'Office d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO). Depuis 2004, la Commission a accordé une aide humanitaire d'un montant de 32,5 millions €, y compris l'allocation de ce jour, aux populations vulnérables de la Somalie. Une aide humanitaire supplémentaire s'élevant à 2 millions € est fournie aux réfugiés somaliens au Kenya (voir IP/06/1887). La Commission prépare également un plan global d'aide humanitaire en faveur de la Somalie et prévoit des fonds supplémentaires au titre de l'aide alimentaire, qui devraient être adoptés dans le courant de l'année
Outre les troubles et les combats civils ayant entraîné des déplacements massifs de population, des souffrances humaines et la perte de moyens de subsistance, la Somalie a en même temps été confrontée à sa pire sécheresse, ses plus fortes inondations et sa plus grave épidémie de fièvre de la vallée du Rift au cours de cette dernière décennie. La capacité de résistance de la population a ainsi atteint un point de rupture.
Olli Rehn, commissaire chargé du développement et de l'aide humanitaire faisant fonction, a souligné ce qui suit: «Le peuple somalien a fait preuve d'une extraordinaire capacité d'adaptation aux difficultés. Mais il ne peut tout simplement plus y faire face. Il a le droit de bénéficier d'une aide internationale. La Commission européenne, en tant que premier fournisseur d'aide humanitaire, continuera de lui apporter une aide vitale.» Le commissaire Rehn a rappelé à toutes les parties en Somalie qu'elles devaient «respecter sans aucune ambiguïté leurs obligations en vertu du droit humanitaire international et accorder l'accès au personnel humanitaire pour alléger les souffrances des civils». Il a mis l'accent sur le fait qu'«il n'existe aucune solution militaire au conflit actuel et que seul un règlement politique global peut mettre fin au cycle de violence qui dévaste le pays depuis seize ans. Toutes les parties doivent faire preuve d'un maximum de retenue et s'engager sur la voie d'un cessez-le-feu, qui demeure une condition préalable au bon déroulement du congrès de réconciliation nationale, qui devrait s’ouvrir à la mi-juin».
L’Union européenne contribue également au renforcement des capacités de l'AMISOM, la force de maintien de la paix de l'Union africaine. La Commission a débloqué 15 millions € de l’instrument financier pour la paix en Afrique pour aider au déploiement de cette force de paix. Par ailleurs, la Commission est le premier fournisseur d’aide au développement et d'aide humanitaire en Somalie: au total, 25 millions € ont été consacrés en 2007 aux besoins humanitaires vitaux de la population.
Les projets d'aide humanitaire financés par la Commission sont mis en œuvre par des organismes d'aide non gouvernementaux, les agences spécialisées des Nations unies et le mouvement de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge. Le bureau régional d'ECHO à Nairobi suit attentivement l'évolution de la situation humanitaire en Somalie et joue un rôle actif dans la coordination locale des efforts d'assistance. Il contrôle également l'utilisation des fonds humanitaires de la Commission.
En mai 2006, la Commission européenne a décidé d'octroyer 70 millions € au programme de reprise économique de la Somalie pour mettre les services sociaux de base à la portée des plus pauvres et des plus vulnérables et réduire l’insécurité alimentaire. Les fonds proviennent du 9e Fonds européen de développement.
La Commission européenne fait également partie du groupe de contact international sur la Somalie qui a pour vocation de contribuer à la paix et à la stabilité dans le pays. |