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Sylla est-il l’espoir ?
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Vendredi 7 Octobre 2005 -
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Le chef du gouvernement est aujourd’hui en mission à Lyon (France) pour faire la promotion de Madagascar. Pour vendre le label et en faire le marketing comme l’a fait le chef de l’Etat dans ses déplacements à travers le monde. Mais plus concrètement il faut dire que les missions de Jacques Sylla ne sont pas faciles car le contexte lui-même ne lui est pas favorable. Or les enjeux sont de taille. Le Parlement, plus précisément l’Assemblée nationale se mobilise pour lui mettre les bâtons dans les roues et mettre fin à ses fonctions qu’il exerce comme une autorité mandatée par le peuple. En fait ce n’est pas tant la durée de son gouvernement qui fâche mais surtout parce que le gouvernement s’essouffle nous fait-on comprendre depuis Tsimbazaza. |
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Après le surchauffe des années 2002, 2003, en dépit des mesures de détaxation et d’annulation de dettes, les activités économiques plafonnent en 2004. Et cette santé morose ne s’est pas améliorée. Au contraire, une opinion avertie craint le pire jusqu’en 2006 quand les aides budgétaires des bailleurs ou des pays amis partenaires arriveront dans les caisses de l’Etat. On réclame un autre processus de troisième génération pour attirer davantage d’investisseurs, pour créer de nouveaux emplois et pour accompagner l’Administration dans ses réformes : allègements et facilitation de la bureaucratie. C’est dans ce contexte que l’on peut cadrer cette mission gouvernementale en France. On n’oubliera pas de souligner que malgré tout, la France demeure l’un des plus grands piliers de l’économie et des finances malgaches et son avis est toujours indicatif des tendances auprès de la communauté des bailleurs de fonds. Donc renégociéer ou du moins discuter avec elle des problèmes que rencontre le gouvernement instruit et éclaircit sur les initiatives à mettre en oeuvre ou illumine le chemin à prendre. Plus concrètement, le chef du gouvernement qui rencontrera des groupes du milieu des affaires impliqué à Madagascar, ne manquera pas de voir de plus près les raisons de la suspension du projet de construction hôtelière dans la capitale, projet plus connu sous le nom de “Novotel“. On sait pourtant que les étapes de sensibilisation et d’implication de proximité avaient été réalisées et que les quartiers riverains de cet établissement hôtelier fondaient déjà un certain espoir en ce projet. |
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