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L'actualité comorienne |
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Ultimes tentatives pour un règlement pacifique de la crise anjouanaise
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Vendredi 25 Janvier 2008 -
06:16:16 -
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Alors que le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, semble plus que jamais décidé à envoyer l'armée nationale rétablir son autorité à Anjouan, la communauté internationale tente un ultime baroud pour résoudre la crise anjouanaise de manière pacifique.
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L'armée comorienne s'apprête à quitter la Grande Comore pour Mohéli, d'où sera lancé le débarquement vers Anjouan.
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Quasi muette depuis le mois de novembre dernier –et sa décision de proroger les sanctions contre le régime Bacar le 26 novembre-, l'Union africaine s'est à nouveau investie dans le dossier comorien. En se réunissant trois jours avant la fin de l'ultimatum fixé à Mohamed Bacar pour organiser de nouvelles élections, et en décidant de proroger ses sanctions contre près de 150 personnalités proches du régime Bacar, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine a démontré, lundi 21 janvier, que l'organisation panafricaine n'est pas favorable à un débarquement ( Lire l'article : L'Union africaine poursuit le blocus contre le régime Bacar). Une position confirmée jeudi 24 janvier avec l'arrivée à Moroni de Francisco Madeira, l'envoyé spécial de l'UA aux Comores, qui n'avait plus donné de signes de vie depuis deux mois. Des sources diplomatiques indiquent que l'objectif de M. Madeira est de préparer les prochaines discussions entre les différentes parties comoriennes demandées par l'Afrique du Sud, qui pourraient se tenir à Pretoria. Après une réunion avec des membres du gouvernement, Madeira devait rencontrer Sambi jeudi soir. Cependant, sa légitimité, du fait de sa longue absence, s'est considérablement amoindrie… Critiqué depuis des semaines par Mohamed Bacar, qui l'accuse de "parti pris" en faveur de Sambi, il est également controversé à Moroni. La mission de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) aura peut-être plus de poids sur l'issue de la crise. Mardi 22 janvier, deux représentants de l'OIF, dont le Nigérien André Salifou, ont transité par Mayotte pour se rendre, en début de soirée, à Anjouan. Depuis, ils discutent avec les dirigeants de fait anjouanais afin de trouver une solution pacifique –on évoque un retrait de Bacar au profit d'une personnalité de l'île qui assurerait une transition. Très discrète, cette ultime tentative de négociation menée par un organisme qui, pour l'heure, s'était tenu éloigné des discussions, serait indépendante de l'Union africaine et des autorités comoriennes. Il s'agirait d'une décision de la France qui, depuis le début, s'oppose à une intervention armée tout en dénonçant officiellement l'attitude de Bacar. Après avoir rencontré le dictateur anjouanais, les émissaires francophones devraient cependant se rendre à Moroni pour rencontrer les autorités de l'Union.
Le temps leur est compté : des sources militaires affirment que l'intervention pourrait débuter dans le courant de la semaine prochaine, au départ de Mohéli ; les troupes de l'AND, actuellement basées au sud de la Grande Comore, pourraient se rendre dans la petite île ce week-end. Jeudi 24 janvier, les autorités comoriennes ont informé les représentations diplomatiques et les Organisations non gouvernementales que leur sécurité ne serait plus assurée à Anjouan.
VM
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