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Un arrêté est en projet pour interdire l'importation, à partir du 1er janvier 2006, des sacs plastiques jetables utilisés pour l'ensachage des produits, notamment dans les grandes surfaces. Des concertations sont en cours entre les intervenants du dossier - la préfecture, le Conseil général et les importateurs - qui devraient se réunir en juin prochain. Interdire l'entrée, et donc la distribution, de ce type d'emballage est une chose, trouver une alternative, qui respecte l'environnement, en est une autre. Les choix qui s'offrent alors sont à étudier: sac en papier, en plastique bio-fragmentable (sac plastique classique), en amidon de mais ou cabas réutilisable. Une option propre à Mayotte est celle du calaga et du chiroumba. Ce sont des paniers traditionnels tressés avec des feuilles de palmier. Leur production à grande ce e e serait génératrice de nombreux emplois mais demanderait néanmoins une structuration et une organisation au niveau local. D'ores et déjà, la grande distribution a pris l'initiative de lancer des opérations pour réduire l'émission de ses sachets plastiques. Alors que Jumbo Score, à Majicavo, mettait en circulation des sacs cabas réutilisables vendus 2 euros, Sodifram (Hyper Discount, Shopi) offrait des sacs papiers qui devaient permettre plusieurs utilisations. Cette démarche "a bien marché" d'après les responsables des magasins, même si ils déploraient que les clients ne rapportaient que peu leurs sacs, réduisant ainsi les effets positifs de cette méthode. S'il est vrai que le sac en papier utilise les stocks de vieux papiers et cartons, l'ensemble de son cycle de vie (de la production de matière à l'élimination en fin de vie) présente un coût environnemental non négligeable En effet, pour un même service rendu, le sac en papier est en fait pire que le sac en plastique pour de nombreux critères environnementaux. Ce bilan s'explique notamment dans le cadre d'un usage unique. Le sac cabas est, sur le long terme, plus écologique (moins de matières premières, moins d'énergie, moins de déchets ... ). La contenance d'un sac cabas est nettement supérieure. De plus, le nombre d'utilisation de chaque type de sac diffère. Plus le sac est réutilisé, plus son bilan environnemental est favorable. Dans ce contexte, le sac cabas est le meilleur pour tous les critères environnementaux à partir de quatre utilisations. Dans l'hypothèse où les ménages font leurs courses toutes les semaines, le gain environnemental est obtenu au bout de seulement un mois. Et pour ensacher les déchets ! Les sacs bio-compostables (fabriqués à base d'amidon de maïs) sont biodégradables et, après compostage, deviennent un agent fertilisant pour de nouvelles cultures. Ces sacs permettent la collecte des fermentescibles (déchets alimentaires, végétaux) et' une mise en compostage aisée de ces déchets. Cette filière ne présente -aucun risque cancérigène au contraire de l'incinération. Cette filière d'élimination n'est pourtant pas développée en France, mais la solution des sacs biodégradables devient intéressante pour les ménages fabriquant leur propre compost dans leur jardin (potentiellement 50% des ménages français) et pour les collectivités. A Mayotte, l'entreprise Nickel Chrome propose ces produits. Si pour le moment elle reconnaît n'avoir que des "dossiers en cours", les administrations et les communes peuvent voir en ces sacs bio-compostables la solution la plus respectueuse de l'environnement. Pourtant, les agents de nettoyage des municipalités utilisent actuellement des sacs biofragmentables pour ensacher les déchets verts. Avec ce type de sachets plastique, la pollution visuelle disparaît plus ou moins, le sac se fragmente sous forme de "paillettes". Malgré cela les déchets de plastique ne sont pas éliminés et restent disséminés dans la nature. Marc Abonnat Une décharge au fond de la mer Des campagnes d'observations aériennes et sous-marines ont montré que les déchets de plastique représentent la plus grande partie des déchets trouvés au fond de la mer : entre 60 à 95% des déchets observés selon les sites. Les rivières ( à leur embouchure), les agglomérations urbaines situées sur le littoral, les zones touristiques ainsi que les navires (de commerce et de plaisance) sont responsables de la plupart des apports de macro-déchets sur les côtes françaises. Les conséquences des sacs plastiques en mer sont néfastes. Leur stagnation dans les mangroves et entre les rochers provoque, en empêchant la lumière de pénétrer, le réchauffement de la température de l'eau et une altération de la chaîne alimentaire. En outre, certains grands organismes marins (tortues, cétacés, thons) confondent sacs plastiques et source de nourriture (méduses) et risquent l'étouffement. Il faut 450 ans à un sac plastique qui recouvre les fonds marins pour disparaître. Par rapport aux sacs plastiques jetables {t Les sacs papiers }t - + 14% de consommation d'énergie
- +240% de consommation d'eau
- +82% d'émission de gaz de serre
- +83% d'acidification atmosphérique
- + 150% de production de déchets
{tLes cabas réutilisables}t - Meilleur bilan environnemental à partir de quatre utilisations.
- Solidité
- Large contenance
- Les sacs en amidon de mais Bio-dégradé en un à deux mois Devient intéressant avec le développement de la filière compost
- Aucun risque pour la flore et la faune.
- Aucun résidu toxique.
{tLes sacs plastiques}t - bio-fragmentables
- Sacs non-biodégradables
- Pollution par les particules
- Pas de réelle solution à la présence de plastique dans la nature
- Transformation de macro-déchets en micro-déchets.
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