Le fichier biométrique européen serait constitué des données personnelles de chaque voyageur étranger, c'est-à-dire non membre de l'Union : empreintes digitales mais aussi identifiants de l'oeil (iris ou rétine), et données personnelles comme l'adresse de résidence, les dates d'entrée et de sortie du territoire... Ces données seraient collectées à toutes les entrées terrestres, maritimes ou aériennes du territoire européen.
Les ministres de l'intérieur de l'Union en ont débattu au cours d'une réunion informelle qui s'est déroulée cette semaine près de Ljubljana en Slovénie.
Afin de prévenir les probables protestations des organisations de défense des droits de l'homme et des libertés individuelles, le commissaire Frattini rappelle que pour lui "
protéger l'Europe, ce n'est pas la fermer"
Ce système pourrait, à terme, remplacer le système des visas.
Les eurodéputés des 27 auriotn à ce prononcer sur ce projet au mois de mars au parlement de Strasbourg.
La France qui prendra la présidence de l'Union européenne au deuxième semestre de cette année s'est déjà déclarée favorable à cette mesure.