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Après la Réunion Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, se rend à Mayotte aujourd'hui. Son arrivée est prévue à 15h. Le ministre doit visiter Koungou, l'une des communes touchées par le chikungunya. Interrogé hier sur RFO Réunion, le ministre a précisé qu'il se rendait à Mayotte pour évaluer la situation sur place et les moyens à mettre en œuvre avant que l'épidémie ne se développe davantage. On peut s'attendre à ce que le ministre annonce des mesures ou des moyens supplémentaires pour Mayotte bien que le nombre de malades atteints par le virus du chikungunya n'ait rien à voir avec les chiffres catastrophiques de la Réunion. Si dans l'île voisine on parle de 30.000 personnes touchées par la maladie, à Mayotte la DASS a enregistré 30 nouveaux depuis le début de l'année. En 2005, elle avait totalisé 63 cas. Xavier Bertrand n'est pas venu les mains vides à la Réunion. Des pulvérisateurs, des combinaisons et des masques sont arrivés en même temps que lui hier matin. Quatre cents militaires devaient renforcer les équipes sur le terrain hier. Au total plus de 1.500 hommes sont mobilisés dans la lutte contre le chikungunya. Le ministre de la Santé a d'ailleurs annoncé que désormais la lutte antivectorielle qui avait été abandonnée à la Réunion serait réactivée et pérennisée. A Mayotte bien que l'épidémie de chikungunya n'est pour l'heure aucune commune mesure avec le phénomène réunionnais, on a dés hier changé de stratégie dans la lutte antivectorielle. Toutes les équipes sont sur le terrain pour quadriller une zone qui va de Longoni à Doujani. Désormais on ne se contente plus de pulvériser d'insecticide les secteurs où vivent des malades identifiés. On cible une zone qui englobe les habitations des 30 nouveaux cas de chikungunya et on fait de la démoustication systématique et généralisée. Pour cela c'est l'ensemble du service de lutte anti vectorielle qui est mobilisé. Il comprend 80 personnes, dont 64 agents démoustiqueurs répartis en 8 équipes.
KN
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