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Caambi El-yachroutu Mohamed, ancien vice-président de l'Union des Comores et conseiller privé du colonel Bacar jusqu'à sa chute en mars dernier et Ahmed Abdallah Sourette, ancien président de la Cour constitutionnelle avant son ralliement au régime anjouanais ainsi que Said Omar Mirghane alias Makani, directeur de l'EDA, la société d'électricité d'Anjouan et frère du conseiller privé du président Sambi, Oumbade Mirhane, sont les trois homme élargis. L'annonce de la libération de ces figures du séparatisme à Anjouan alimente la polémique aux Comores. La Fondation comorienne des droits de l'homme (FCDH) parle de « libération politique ». « Ces mesures d'élargissement n'ont respecté aucune norme juridique", a déploré Nassuri Mohamed Riziki, président de la FCDH. Selon lui, on vient de libérer les gros poissons du séparatisme pendant que les plus petits croupissent toujours en prison. "C'est profondément injuste", a-t-il dit, amer. Mohamed Ali Dia, chef de la formation politique Panaco (Parti national des Comores), s'étonne que ces personnalités politiques aient été libérées sans que l'on sache exactement les principaux chefs d'accusation retenus contre eux. «Pourquoi ont-ils été arrêtés et pourquoi sont-ils aujourd'hui libérés », s'est demandé Ali Dia. Quelque 600 personnes, proches du dictateur déchu Mohamed Bacar, sont encore incarcérées à Koky, la prison de l'île d'Anjouan. (APA)
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