Des représentants de plusieurs villages de la région de Oichili, très remontés contre les autorités comoriennes, demandent au gouvernement de respecter ses engagements de co-financer un projet d’adduction d’eau courante appuyé par l’Union européenne (UE).
"Le projet d’adduction d’eau dans le Oichili, mené en partenariat avec l’ONG Hydraulique sans Frontières, est suspendu parce que le gouvernement n’a pas versé sa part du financement jusqu’ici", a déploré, au cours d’un entretien avec la PANA lundi, Ben Abdallah Youssouf, membre du comité de gestion de ce projet dont le coût global est estimé à 1. 362 201 euros.
Il brandit, par ailleurs, une lettre ouverte adressée au président de l’Union des Comores pour lui rappeler les engagements du gouvernement.
De même source, il avait été conclu que l’Union européenne participe à hauteur de 75% du financement, le gouvernement comorien, 20% et la communauté, 5%. Trois ministres comoriens des Finances successifs avaient tous confirmé la participation "irrévocable" du gouvernement comorien, ce qui avait décidé l’UE à verser sa contribution, d'après Ben Abdallah.
Aux Comores, seuls les centres urbains disposent d’eau courante. En milieu rural, chaque famille construit sa propre citerne pour recueillir l’eau de pluie pour ses besoins.