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Exode |
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Sans perspective de développement économique, Wallis et Futuna, qui vit essentiellement des transferts de l'Etat (90 millions d'euros par an), souffre de l'exode de ses jeunes, surtout vers la Nouvelle-Calédonie. "Il n'y a pas d'emplois ici", a expliqué le sénateur UMP Robert Laofoaulu. Depuis 2003, l'Etat finance un programme visant à former 40 cadres wallisiens et futuniens. Chaque année, 300 jeunes sortent du système scolaire, mais seuls quinze emplois sont créés sur place. Entre 2003 et 2008, l'archipel a ainsi vu sa population fondre de près de 10%, tombant à 13.484 habitants. |
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Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer se rendait pour la
première fois dans cet archipel qui abrite les derniers rois de France : un à
Wallis et deux à Futuna. Il y a été accueilli par des brassées de colliers de
fleurs aux senteurs tropicales.
Au palais royal de Wallis, solide bâtisse en pierre
volcanique qui fait face au lagon, Yves Jégo a été reçu par le roi (Lavelua),
entouré des membres de sa chefferie, qui participent aux côtés du préfet à la
gestion du territoire.
Désigné en juillet 2008, Kapeliele Faupala, ancien
fonctionnaire de 68 ans, est un roi contesté dans un royaume agité depuis 2005
par des querelles entre familles nobles opposant le camp dit des
"conservateurs", au pouvoir, à celui des "rénovateurs". Ce
conflit engendre un climat pesant à Wallis, qui a parfois dégénéré en violences
et conduit la population à se détourner des coutumes.
Tout en remerciant l'Etat pour "sa contribution à nos
îles", le roi de Wallis a tenu à affirmer son autorité auprès de M. Jégo. "La
situation est difficile, mais comme il n'y a qu'une seule France et une seule
République, ici il n'y a qu'un seul Lavelua et qu'une seule chefferie", a
assené le Lavelua. Il y a deux semaines, les "rénovateurs" avaient
annoncé l'intronisation d'un roi séditieux, mais ils ont renoncé, en raison de
la visite ministérielle.
Alors que le statut de l'archipel interdit à l'Etat de
s'immiscer dans les affaires coutumières, sujet hautement sensible, M. Jégo
s'en est tenu à des paroles de "réconciliation". "La République
apporte son soutien et ses moyens mais en parfait respect de la coutume. Je ne
viens pas donner de leçon. Je viens seulement dire au nom de l'Etat, qui est
neutre, que la réconciliation des forces est utile pour avancer", a-t-il
déclaré.
Dans cet esprit, et malgré les récriminations du palais
royal, le secrétaire d'Etat devait rencontrer jeudi la chefferie des
"rénovateurs".
(AFP)
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