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Quand le régime d’apartheid a voulu imposer
l’apprentissage de l’Afrikaans, langue symbolique de l’oppression
raciste pour la population noire, les écoliers et les lycéens sont
immédiatement descendus dans la rue pour dire non à une mesure
injuste.
La police n’a pas hésité à tirer et l’on
estime le nombre de jeunes victimes à plus d’un millier. La photo
d’Hector Peterson, la première victime a fait le tour du monde et
un monument et un musée au cœur de Soweto commémorent le sacrifice
de cette génération.
En utilisant une répression aveugle contre des
jeunes, le régime d’apartheid a montré sa vulnérabilité et a
mobilisé contre lui une jeunesse avide de justice. Des milliers de
jeunes ont décidé de rejoindre la lutte et d’aller jusqu’à
l’élimination totale d’un régime raciste totalitaire, que
l’Assemblée générale des Nations unies avaient qualifié de
crime contre l’humanité.
L’opinion publique internationale avec la révolte
de Soweto a aussi pris la mesure de l’injustice dont le peuple
sud-africain était victime et la solidarité internationale ira en
s’amplifiant jusqu’à la libération de Nelson Mandela et la
disparition du régime d’apartheid.
Cette date rappelle aussi à la jeunesse
sud-africaine que rien n’est jamais acquis et que les libertés
chèrement gagnées doivent être défendues chaque jour. La création
d’un Programme national de développement de la jeunesse rappelle
que la lutte contre la pauvreté, le chômage, le racisme sont
toujours à l’ordre du jour et que la jeunesse a un rôle important
à jouer dans la construction d’une société plus juste.
Source : Renapas |