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En réponse à cet appel, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) lance à son tour un appel en faveur d’une action urgente visant à restaurer la forêt Mau au Kenya. Le Directeur exécutif du PNUE, M. Achim Steiner, a déclaré que « la forêt Mau est d’une importance capitale pour le maintien du développement écologique, social et économique actuel et futur du Kenya ».
« Le PNUE a le privilège de travailler en partenariat avec le Gouvernement du Kenya dans le cadre de la mise en oeuvre de ce projet vital », a-t-il ajouté. Cette forêt, située dans le centre du pays, a perdu 107.000 hectares depuis vingt ans, soit environ 25% de sa superficie, en raison d'une déforestation massive à des fins de chauffage ou de revente du bois, et d'une surexploitation agricole.
La forêt Mau est la plus importante des cinq principales réserves d'eau du Kenya, un pays au climat semi-aride confronté depuis quatre ans à une sécheresse exceptionnelle. Elle donne naissance à douze fleuves qui alimentent à leur tour cinq lacs.
"Nous voulons sécuriser le mode de vie et l'économie de millions d'Africains qui dépendent directement ou indirectement de cet écosystème", a déclaré le Premier ministre Raila Odinga en lançant cet appel conjointement avec le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), dont le siège est à Nairobi.
Le gouvernement kenyan espère collecter 400 millions de dollars (280 M EUR) au total, a précisé à l'AFP un conseiller de M. Odinga. L'argent devrait notamment servir à reboiser le site et à financer le déplacement d'une partie des dizaines de milliers de paysans installés dans la forêt Mau, de façon plus ou moins légale, et dont le sort fait l'objet actuellement de vives dissensions au sein du gouvernement de coalition de M. Odinga.
La déforestation de Mau met en danger, selon le gouvernement, des sites touristiques comme la réserve de Massai Mara, le parc national de Nakuru, mais elle compromet aussi la viabilité des plantations de thé de Kericho et la construction de nouvelles centrales hydroélectriques et géothermiques, un mode de production "propre" d'énergie sur lequel le Kenya fonde beaucoup d'espoirs. avec AFP
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