|
Le 17 septembre dernier, dans une interview au Figaro Magazine, François Baroin évoquait “une possible remise en cause du droit du sol pour lutter contre l’immigration clandestine dans certaines collectivités d’outre-mer”. De passage à la Réunion lundi et mardi dernier, le Journal de l'île de la Réunion lui a demandé s'il regrettait ces propos. Pas du tout, a répondu le ministre de l'Outremer : "C’est un débat. Il y a eu, c’est vrai, surtout à gauche, quelques réactions rapides et vigoureuses parfois de manière très réductrice. Je les respecte, mais la réalité s’impose à tous. Personne ne peut contester aujourd’hui l’importance et la nécessité de ce débat sur la définition des politiques de lutte contre l’immigration clandestine Outre-mer en général et plus particulièrement dans trois de nos territoires : la Guyane, la Guadeloupe et Mayotte."
"C'est d'abord un problème humain"
Mais derrière les chiffres, il y a aussi des êtres humains. Il le reconnaît, toujours dans les colonnes du JIR. “C’est d’abord un problème humain qui s’est parfois transformé en drame. Des femmes, des hommes et des enfants y ont perdu la vie. Ils se représentaient la France comme un Eldorado. Au bout du compte, ils y ont trouvé leur tombeau. La situation et la gestion de l’immigration clandestine c’est d’abord un problème humain et c’est en fonction d’une certaine idée que l’on peut se faire de la dignité humaine et de la politique d’intégration, que l’on doit aborder sereinement, en responsabilité et en conscience, un dossier aussi sensible et aussi important que celui-ci". François Baroin a sollicité la semaine dernière l’envoi d’une mission parlementaire à la fois de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le 5 octobre, il demandait selon l'AFP la création d'une mission parlementaire à Mayotte sur la question de l'immigration. A l’issue des rapports de ces missions parlementaires, avec les contributions des parlementaires Mahorais, Guyanais et Guadeloupéens, le ministre indique “qu’il y aura un véhicule législatif qui reste à définir et qui pourra être aussi le fruit d’une discussion avec le Parlement”. Le tout suivi, probablement, d’un texte de loi.
RC (avec le JIR et l'AFP) |