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Cette plateforme a été créée en parallèle de la Plateforme régionale « Sécurité », opérationnelle depuis 2008. La plateforme régionale « Justice » a trois objectifs. En premier lieu, il s'agit de « renforcer la coopération judiciaire entre les Etats Membres de la COI ». Elle aura également comme objectif de « renforcer la coopération entre justice et police ». Enfin, elle permettra de « mettre en œuvre les engagements internationaux pris, par les Etats Membres de la COI, au sein de l'Assemblée générale de Nations Unies, de renforcer la coopération internationale en matière pénale ». Désignés par les ministres de la justice, les points focaux « Justice », en charge des dossiers d'extradition et d'entraide judiciaire en matière pénale dans les cinq Etats membres de la COI ont pour mission de donner corps à cette plateforme pour une coopération efficace et effective. L'UNODC et la COI produit le premier recueil des accords bilatéraux régionaux et internationaux en matière d'extradition et d'entraide judiciaire qui va être diffusé à 1200 praticiens de la région COI. Ce recueil permettra à tous les professionnels de la justice de « disposer des bases juridiques pour une pleine coopération ». Pour Callixte d'Offay, secrétaire général de la COI, « les Etats membres de la COI, ont besoin d'une coopération étroite entre la police et la justice ». Lors de son intervention au cours de cette réunion, il a en outre averti que « les défis auxquels sont confrontés nos états et territoires insulaires montrent leur grande vulnérabilité face à la piraterie maritime, aux conflits internes, aux catastrophes, aux grands délits ». Le représentant de la COI a également mis l'accent sur l'interdépendance des états composant l'organisation en affirmant que « lorsqu'un de nos Etats membres est menacé, la région entière est fragilisée » Lors de ces deux jours de travail, les participants ont pu revoir entièrement les systèmes juridiques et les pratiques de chacun des pays de la COI, ce qui leur a permis de savoir « comment formuler une requête d'extradition et d'entraide judiciaire efficace ». La COI (Commission de l'Océan Indien) a été créée en 1984 avec le regroupement des Seychelles, de Maurice et Madagascar. En 2006, les Comores et la France -par l'appartenance de la Réunion et de Mayotte à la France- rejoignaient l'organisation. Le contentieux entre les Comores et la France à propos de Mayotte vient souvent troubler l'organisation qui, le plus souvent, préfère ne pas mentionner Mayotte. Lors du 25ème conseil des ministres de la COI qui avait lieu en avril dernier à Moroni, capitale des Comores indépendantes, le ministre comorien des relations extérieures s'indignait à la tribune, sous une salve d'applaudissements. « La consultation organisée à Mayotte le 29 mars dernier par la France, pays membre de notre organisation, sur une partie du territoire national comorien au mépris des résolutions pertinentes de l'ONU, de l'UA, de la ligue des Etats arabes… constitue, à nos yeux, une violation flagrante des principes sacro-saints du droit international », martelait-il. Le siège de l'organisation est basé à l'île Maurice. E.T.
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