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Il est 9h00, ce lundi 14 septembre, lorsque le
navire engagé par le BEA français, l’organisme chargé de
l’enquête sur cette catastrophe aérienne accoste au port de
Moroni. Des militaires quadrillent la zone alors que les journalistes
sont empêcher d’y pénétrer et surtout de faire des photos.
Quelques minutes après, le conteneur ainsi que les
débris provenant de l’épave sont débarqués en présence des
autorités comoriennes, des enquêteurs du BEA, des membres du centre
des opérations de secours et de la protection civile (Cosep)
et du croissant rouge des Comores. Transportés par une grue et un
camion, ces découvertes seront acheminées vers un local près du
port où elles sont placées.
Pour Ahmed El Kabir, le porte parole du collectif
des familles des victimes le repêchage de ces corps soulève « un
sentiment de tristesse » et en même temps « une
part de satisfaction ». « On pourra faire le
deuil, c’est un début de soulagement », avance-t-il.
Des médecins légistes présents sur place vont
effectuer des prélèvements sur ces corps pour leur identification.
Cela va durer, deux à trois semaines. Les corps ne seront inhumés
qu’après cette opération. « Dès la fin des prélèvements
nous allons procéder à l’enterrement des corps sans attendre les
résultats. S’il y a un non-Comorien qui est inhumé et que ces
proches ont besoin du corps, ils seront libres de le déterrer »,
annonce Ahmed El Kabir.
Les familles optent pour un cimetière collectif
pour toutes les victimes. « La ville d’Iconi propose
d’accueillir ce cimetière. On y édifiera une mosquée et un
mémorial où tous les noms des passagers du vol IY626 seront
inscrits », confie El Kabir. Ce membre du collectif des
familles des victimes, dévoile aussi que jusqu’ici, « 17corps
seulement sur les 24 corps repêchés
au large de Mafia en Tanzanie ont été identifiés »,
les membres de leur familles ayant accepté d’effectuer les tests
ADN. Ceux-ci seront rapatriés bientôt pour être inhumés en même
temps que les 59 autres qui se trouvent déjà au pays. Les 7 corps
non encore identifiés ne seront pas encore remis aux autorités
comoriennes.
« Je demande aux familles des victimes qui
n’ont pas encore effectué les tests ADN de le faire vite pour
permettre l’identification de ces corps », lance El
kabir. Les familles des victimes qui s’opposaient au test ADN au
début ont fini par se plier. « On nous a garanti que ces
tests seront utilisés uniquement pour l’identification des
corps », a expliqué El Kabir.
Mission accomplie pour le navire EDT
ARES. Maintenant toute l’attention sera portée sur les
résultats de la lecture des données des deux enregistreurs de vols
qui viennent d’être récupérés
en fin de semaine dernière et envoyés en France pour analyse.
Faissoili Abdou |