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L'annonce en a été faite par le vice-président de l'Union des Comores, Idi Nadhoim, dès que la nouvelle de l'accident a été connue. L'avion transportait 150 passagers, mais "nous ne savons pas s'il y a des survivants", a déclaré Idi Nadhoimà l'agence de presse Reuters. La source gouvernementale a ajouté que l'accident s'était produit aux premières heures de la journée de mardi mais n'a pu fournir aucun autre détail, notamment sur le lieu du sinistre. Un employé de l'hôpital de Mitsamiouli, sur La Grande Comore, a été rappelé d'urgence au travail. "Ils m'ont dit qu'un avion s'était écrasé", a-t-il déclaré à Reuters. Selon une source policière, l'avion se serait abîmé en mer. "Nous ne disposons en fait d'aucun moyen de sauvetage en mer", a ajouté cette source. Sur l'horaire de la compagnie aérienne yémenite, un avion Airbus A310 s'est envolé lundi à 20H00 locales de Sanaa à destination de Moroni, capitale des Comores. L'appareil aurait dû y atterrir à 23H59 locales. L'appareil a quitté Roissy lundi à 08H55 pour se
rendre à Marseille, puis Sanaa, au Yemen. Il a ensuite redécollé en
direction de Moroni, aux Comores. Une cellule de crise a été activée à
Roissy peu après 05H00 (03H00 GMT). On ignore encore la nationalité des
passagers se trouvant à bord, mais un responsable de la société
yéménite a dit que la plupart des passagers seraient des résidents des
Comores qui rentraient de Paris. Le Quai d'Orsay
a confirmé l'accident, précisant simplement dans l'immédiat que
l'ambassade de France à Sanaa procédait à des vérifications. Le ministre comorien de la Défense Hamid Bourhane a déclaré que l'armée avait envoyé des vedettes rapides dans une zone située entre le village de Ntsaoueni et l'aéroport de Moroni. "Pour l'instant, nous ignorons s'il y a des survivants", a-t-il ajouté. Selon un responsable des Nations unies présent à l'aéroport, la tour de contrôle a été informée de l'atterrissage prochain de l'appareil, puis a perdu tout contact avec lui. Selon un responsable de l'organisme régional de sécurité aérienne
ASECNA, l'appareil s'est probablement écrasé à environ cinq ou 10 km de
la côte. Des navires civils et militaires ont été mobilisés pour
entamer les recherches. "Nous pensons que l'accident s'est produit
au moment de son approche. La météo n'est pas vraiment favorable. La
mer est très forte", a-t-il ajouté. La compagnie Yemenia Airways se trouve dans le groupe C, « sous réserve », dans le classement des compagnies aériennes. Elle possède 11 avions dont la moyenne d'âge est de 10 ans, ce qui est relativement jeune pour un avion dont la durée d'activité peut aller au-delà de 30 ans. Les aéroport comoriens présentent certains risques en raison de la proximité des sommets qui les entourent, mais également de la faiblesse des infrastructures aéroportuaires. Les accidents aériens sont relativement fréquents aux Comores, même s'ils font peu de victimes. La compagnie Air Comores Services fait partie de la liste noire des compagnies aériennes. Elle est interdite de vol sur le territoire européen, dont Mayotte. En 1996, un Boeing 767 de la compagnie Ethiopian Airlines s'abîmait en mer au Nord de Grande Comore, à 500 mètres du Galawa Beach, à cours de carburant. Il s'agissait d'un avion détourné par des pirates. L'accident avait fait 125 victimes. Le 27 décembre 2002, c 'est un petit avion qui s 'était écrasé en phase d'atterrissage sur la montagne au dessus de l'aéroport d'Ouani à Anjouan. Sur les 16 passagers que transportait l'appareil, un seul mort a été à déplorer et 3 blessés graves avaient été évacués à la Réunion. Le 9 avril 2007, un accident survenait au décollage du même aéroport sur un vol à destination de Mayotte. L'avion qui a quitté la piste au décollage transportait 13 passagers qui s'en sont sortis indemnes. Enfin, le 9 avril 2007, également, un hélicoptère privé en provenance de Mayotte faisait un atterrissage forcé près de Sima à Anjouan, en pleine crise séparatiste. E.T. avec agences
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