Une dizaine d'étrangers placés au centre de rétention administrative provisoire de Moroni se sont évadés vendredi, selon l'agence Pana qui tient cette information de la Direction nationale de la surveillance du territoire (DNST).
Les fugitifs, d'origine rwandaise et congolaise
selon le directeur de la surveillance du territoire, Abdou Achirafi,
avaient été placés au centre dans la nuit du 30 mai en attendant
leur reconduite à la frontière le 6 juin en compagnie de seize
autres de leurs compagnons.
"Les policiers chargés de leur surveillance
sont soupçonnés de complicité d'évasion", a déclaré M.
Achirafi, qui a indiqué que les policiers pourraient être entendus
et poursuivis pour ce motif.
Quant au commissaire de Police Said Assoumani, il a
exclu, sans grande conviction, la complicité supposée de ses
hommes, tout en reconnaissant une négligence avérée partagée avec
deux agents de la DNST.
Les Comores font partie du trajet habituel qui mène
les candidats à l'émigration vers Mayotte et la France. Ils
viennent, pour la plupart, du Rwanda ou de la RDC, deux pays en crise
depuis de nombreuses années.