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Officiellement, ce déplacement avait comme objectif de s'enquérir de l'évolution des travaux sur les préparatifs des législatives et aussi une occasion, pour les membres de l'opposition nationale d'exprimer leurs inquiétudes par rapport à certains textes relatifs à l'organisation de cette échéance électorale. Cette visite des membres de l'opposition auprès de la Ceni peut aussi s'analyser comme étant une façon de tâter l'opinion des membres de la Ceni par rapport au prochain rendez vous électoral. Ils veulent des garanties sur l'impartialité et surtout l'autonomie de cet organe. La délégation était composée de grandes figures de l'opposition parmi lesquelles, Said Ali Kemal, Houmeid Msaidie, Hamadi Madi Bolero, le Dr Matara Maecha etc… Ce geste a été salué par les responsables de la Ceni. « Vos inquiétudes symbolisent une réelle volonté de collaboration », a lancé le vice président de la Ceni aux membres de l'opposition. « Vous remarques et critiques sont les bienvenues », a déclaré, pour sa part, Saëndou Djazila, le président de cet organe chargé de l'organisation des élections. Les partis politiques de l'opposition réunis au sein de la « Convergence nationale pour mai 2010 », contestent plus particulièrement l'ordonnance du président Sambi, abrogeant, modifiant et complétant certaines dispositions de la loi électorale. Ils demandent, dès à présent, une clarification des règles du jeu, la seule condition, selon eux, d'éviter des problèmes dans l'avenir. « Qu'est ce qui gêne dans la loi électorale pour qu'on recourt à une ordonnance ? », a demandé, Houmeid Msaidie, le secrétaire général de la CRC, aux membres de la Ceni. A en croire ce responsable de l'opposition, ce texte engendre « doutes et suspicions » au sein de leur alliance. Ils auraient d'ailleurs introduit un recours contre ce texte auprès de la cour constitutionnelle, qui siègera mardi prochain en vue de se prononcer sur la question. Les autres points évoqués au cours de cette réunion entre la Ceni et l'opposition concernent la récente révision des listes électorales et le budget. Il était question surtout de savoir où en est la mobilisation des fonds. Là également, la situation reste équivoque. Et cela, malgré les explications et assurances fournies par les membres du secrétariat national administratif permanent (Snap) et de la Ceni. « Notre rapport a été salué par la communauté internationale. Il a d'ailleurs été admis que c'est le recensement le plus réussi de notre histoire », a expliqué Mohibaca, le responsable du Snap, l'organe chargé de la révision des listes électorales. « Nous contestons la révision des listes électorale qui vient d'être effectuée car les membres du Snap n'ont pas les qualités requises », a répliqué l'ancien premier ministre Hamada Madi Bolero. S'agissant du budget, il faut souligner qu'à deux semaines de l'ouverture de la campagne électorale qui doit normalement débuter le 7 novembre prochain, aucun fonds n'a été mis à la disposition de la Ceni. Ce qui risque de retarder le calendrier électoral. « Nous avons fait notre devoir. Nous avons présenté notre projet de budget au gouvernement et la communauté internationale et nous attendons leur réponse », a répondu Saëndou Djazila, le président de la Ceni à ses visiteurs. « Deux semaines avant la tenue des élections la Ceni doit réunir tous le matériel nécessaire à l'organisation du scrutin », a-t-il rappelé devant les journalistes. Faissoili Abdou
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