Le numéro 2 du régime de l’ex-président comorien Azali Assoumani, Aboudou Soefo, incarcéré depuis 2007, a été libéré jeudi 20 novembre dans l’après-midi à Moroni.
Après avoir passé près de 25 mois en prison, l'ancien ministre des Relations extérieures des Comores et ancien directeur de la Société comorienne des hydrocarbures (SCH), Aboudou Soefo a recouvré la liberté jeudi 20 novembre.
Son avocat, Me Mzimba, a exprimé sa
joie de voir son client "renouer avec la liberté", trois
semaines avant la fin de sa peine. "Après que mon client a
effectué la moitié de sa condamnation, j'avais demandé en août
dernier sa mise en liberté pour passer le ramadan en famille mais ma
demande fut restée sans suite", a expliqué à l'agence
Panapress l'avocat.
"Je suis satisfait de cette
libération. C’est enfin la victoire du droit. Nous allons nous
atteler maintenant à la relance de notre parti", a déclaré à
l'agence APA Houmed Msaidié, secrétaire général de la CRC, le
parti d'Azali et de Soefo.
L'ancien chef de la diplomatie des
Comores et ancien bras droit d'Azali Assoumani avait été arrêté
en juillet 2006, juste après l'élection d'Ahmed Abdallah Sambi à
la tête du pays, pour "détournement de deniers publics".Il
avait été mis en détention, avant de bénéficier d'une liberté
provisoire sous contrôle judiciaire.
En janvier 2007, il avait été
reconduit en prison, accusé par le Parquet de rupture du contrôle
judiciaire pour avoir manqué d'aller pointer auprès du juge, l'une
des conditionnalités de sa mise en liberté.
Au terme d'un procès tenu en novembre
2007, M. Soefo avait été condamné à 25 mois de prison ferme dont
plus de la moitié de la peine avait déjà été effectuée en
détention provisoire. Aboudou Soefo avait également été condamné
à payer solidairement avec Moindzé Mohamed (ancien directeur du
Budget) et Moindjié Saandi (ancien Trésorier payeur général) la
somme de 737.671,38 euros (362.934.323 francs comoriens), montant
estimé par le tribunal des préjudices dû à la Société des
hydrocarbures.