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Des 153 personnes à bord de l'A310 de Yemenia qui
s'est abîmé en mer au large des Comores le 30 juin, seule a survécu
une adolescente de 13 ans. De nombreuses familles ont alors perdu un
proche qui pour certaines étaient leur seul soutien financier.
Huit familles de victimes de la catastrophe, dont on
ignore toujours les causes, avaient alors saisi le juge des référés
du tribunal de grande instance de Paris, Martine Provost-Lopin, afin
d'obtenir que Yemenia leur verse de premières indemnisations.
Lors de l'audience du 7 octobre, les deux parties
s'étaient mis d'accord sur le principe d'une médiation. Yemenia
avait alors accepté que ces discussions soient élargies à
l'ensemble des familles de victimes et non aux seuls requérants à
l'origine de cette procédure.
Dans une ordonnance rendue vendredi, la juge
Provost-Lopin a "désigné en qualité de médiateur,
Jean-Pierre Ancel". Par le passé, ce magistrat a présidé
la Première chambre civile de la Cour de cassation. Il a également
des compétences particulières en droit international.
M. Ancel a pour mission "de procéder par
voie de médiation entre les parties à la confrontation de leurs
points de vue respectifs et de rechercher les termes d'une solution
amiable du litige".
Le juge des référés refera un point sur le
dossier lors d'une nouvelle audience, fixée au 13 janvier.
"Les familles sont soulagées", a
réagi leur avocat Me Yann Prévost, car, d'un point de vue
psychologique, "une telle décision marque la reconnaissance
de leur situation de victime par la justice française". En
outre, elles souhaitaient que la justice "garde la main"
sur le dossier, ce qu'elles ont obtenu puisque l'affaire reviendra
dans trois mois devant Mme Provost-Lopin.
En attendant l'issue de cette médiation, Yemenia
s'était engagée la semaine dernière à faire de premières avances
sur indemnisation.
Selon Me Prevost, elles n'ont pas encore été
versées, mais il se disait "confiant", espérant
leur versement d'ici quelques jours. Ces provisions pourraient être
de l'ordre de 10.000 euros par membre de famille.
Le 4 septembre dernier, la cellule de suivi du crash
mise en place par l'ambassade de l'Union des Comores en France
annonçait déjà une « première indemnisation provisoire sous
forme d'avance d'un montant de 20 000 euros pour chacun des passagers
à bord du vol IY626 ».
avec AFP
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