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L'ensemble des 33 députés étaient présents.
Après un bref discours au cours duquel le doyen d’âge qui assure
d’office le rôle de président de l’assemblée est revenu sur
les tâches et les responsabilités majeures qui attendent le nouveau
parlement, la séance a été suspendue pour reprendre cet après
midi. Le temps que les nouveaux élus se familiarise avec les textes.
La session en cours devrait aboutir à l’élection du bureau
permanent de l’institution, des commissions ainsi qu'à l’adoption
du règlement intérieur. L’ambiance était festive au cours de la
cérémonie populaire. Des groupes de danses folkloriques ont animé
de chants et danses tout l’après midi.
Des hommes et femmes vêtus de leurs tenues
traditionnelles et d’apparat donnaient une couleur très
particulière à la cérémonie. Le hall du palais du peuple s’est
avéré trop petit pour accueillir toute cette foule. Mais au-delà
de la fête, on peut dire que les choses sérieuses commencent
maintenant. Le nouveau parlement a du pain sur la planche, plusieurs
chantiers et défis seront à relever. 
Les députés dans l'hémicycle du Palais du peuple
« Le temps de la chambre de députés minée
par des luttes intestines interminables est révolu », a
déclaré le religieux Saïd Abdallah Rifki, secrétaire général du
Muftorat. « Travaillez pour le bien du peuple. Examinez les
dossiers relatifs à la santé, au pouvoir d’achat, aux salaires
des fonctionnaires et à l’éducation. Planchez sur l’institution
d’une justice impartiale dans ce pays », a-t-il ajouté.
Dans son discours, le représentant du corps diplomatique accrédité
à Moroni, Masilo. E. Mabeta, l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud
en Union des Comores, a abondé dans le même sens en rappelant aux
parlementaires que leurs actions doivent « refléter la
volonté du peuple ». « Je suis convaincu que vous
serez toujours conscients de la responsabilité historique que le
peuple place en vous exige de cette assemblée qu’elle reflète sa
volonté », a déclaré le diplomate Sud Africain, qui
parlait au nom du doyen d’age du corps diplomatique. « Émanation
de la volonté populaire, vous êtes pour une période de 5 ans les
représentants de la Nation et, à ce titre, la principale source du
droit en Union des Comores », a déclaré Ahmed Hassan
El-Barwane, le ministre de l’économie qui assure également
l’intérim de son collègue chargée de l’organisation des
élections et des relations avec le parlement. Mohamed Ali Soilih, le
doyen d’âge des nouveaux députés a, pour sa part, insisté sur
les « chantiers et les défis » qui attendent la
nouvelle législature. « Des sujets majeurs qui engagent
l’avenir immédiat de notre pays », a souligné le
ministre Barwane.
Il citera la loi des finances 2010, des matières
qui relèvent du droit régalien, laissés en suspens, concernant
entre autre la sûreté, la défense, la justice ou encore les
relations extérieures. Pour Mohamed Ali Soilih, un élu de la
mouvance présidentielle, la chambre des députés constitue « le
second pilier de l’indispensable équilibre de l’Etat, en
contrôlant pleinement les actes du gouvernement ». Il a
souhaité que l’hémicycle qui est « le lieu par
excellence de la confrontation des idées ne se transforme pas en une
foire d’empoigne ». Il a, enfin, souhaité que
l’Assemblée nationale au sein de laquelle la mouvance
présidentielle détient la majorité absolue ne soit pas « qu’une
simple chambre d’enregistrement ».
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