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A ce jour, la masse salariale s’élève à 2,4 millions d’euros par mois, alors que les recettes mensuelles ne sont que de 1,6 million d’euros, soit un déficit mensuel de 800.000 euros. "A ce rythme, les Comores courent vers la catastrophe", a déclaré le ministre de la FOP au cours d’une conférence qui a réuni mardi 14 octobre les chefs des départements chargés de la gestion du fichier des fonctionnaires comoriens. A cette occasion, un train de mesures destinées à limiter cette augmentation exponentielle des salaires de l’Etat ont été prises, notamment l’arrêt temporaire des recrutements, le renforcement des contrôles physiques dans les divers services publics pour débusquer les fonctionnaires fantômes, un contrôle rigoureux des diplômes ou encore la mise en place de cadres organiques. Il faut dire qu’aux Comores, l’approche d’une échéance électorale offre l’occasion aux politiques de recruter à tour de bras pour des calculs purement électoralistes. Selon un agent de la FOP, le nombre de recrutements opérés sur l’île d’Anjouan entre 2007 et 2008 a atteint un pic inimaginable. (APA)
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