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C’est devant des hauts responsables civils et
militaires de l’Union des Comores, le vice président et le
directeur de l’Easbrig, que Mohamed Bacar Dossar, le directeur de
cabinet chargé de la défense du président Sambi a lancé, dimanche
matin, les travaux de cet atelier qui se tient dans la capitale
comorienne du 10 au 11 janvier.
Cette réunion, fait suite à une recommandation
émise par les ministres de la défense des pays membres de cette
organisation lors de leur dernière rencontre, au mois d’octobre
dernier, à Addis Abeba. Ces ministres avaient alors demandé au
président de l’Easbrig de rédiger un document succinct sur le
cadre politique harmonisée de la structure qui sera soumis à
l’approbation du sommet des chefs d’Etats des pays membres de
l’organisation. « C’est un document important qui va
conditionner le futur de notre organisation », a mentionné
Mohamed Bacar Dossar, dans son discours d’ouverture.
Ce sommet des chefs d’Etat doit être organisé à
la mi-février et les Comores serait parmi les pays pressentis pour
l’accueillir, selon M. Dossar.
Depuis deux ans, c’est l’Etat comorien, à
travers son chef d’Etat major, le général Salimou Amiri, qui
assure la présidence de l’Easbrig. C’est sous la présidence
comorienne que fut organisé « le premier exercice
multinational sur terrain » au mois de novembre dernier à
Djibouti. « C’est une grande victoire et un grand pas pour
notre structure », s’est félicité le directeur de
cabinet en charge de la défense comorien. A en croire M. Dossar, les
réunions de l’Easbrig, cette organisation regroupant des pays qui
ont parfois des divergences de point de vue, les intérêts
stratégiques étant quelquefois différents, sont parfois houleuses.
Mais « nous avons pu assumer la mission d’aplanir ces
points de divergences et garder la cohésion au sein de
l’organisation », se gratifie encore Dossar.
Selon ce haut responsable, pour arriver à cette
situation, il a fallu parfois « jouer de doigté et de
diplomatie ». Aujourd’hui, « l’organisation
n’a pas stagné », a-t-il constaté ajoutant qu'« il
y a deux ans, le responsable Ougandais qui nous passait le relais,
nous avait dit : ne tuez pas le bébé. Aujourd’hui, nous
pouvons nous réjouir car notre mission est accomplie ».
L’Easbrig a commencé à se construire en 2004 sur
recommandation de l’Union africaine, dans le but de permettre aux
brigades de la région Est africaine d’intervenir dans les pays
membres de l’organisation en cas de conflit pour préserver la
sécurité des civils. « Depuis cette date nous avons fait
un long chemin ensemble », a ajouté le directeur de
l’Easbrig au cours de son intervention.
F.A. |