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Ce rapatriement a eu lieu alors que deux de ces
corps ne sont toujours pas identifiés. Les autorités tanzaniennes,
respectant leur législation, avaient jusqu’ici retenu ces
dépouilles en attendant leur identification. Il a donc, fallu une
médiation diplomatique du président comorien pour permettre ce
rapatriement.
Ces 25 corps de victimes viennent s’ajouter aux 59
corps déjà repêchés au mois d’août
dernier dans la zone du crash. Arrivés à Moroni ce vendredi à 1h00
du matin à bord d’un avion spécialement affrété par les
assureurs de Yemenia, les corps ont été tout de suite acheminés au
centre des opérations de secours et de protection (Cosep)
où ils sont conservés dans un conteneur frigorifique en attendant
leur enterrement prévu le 30 octobre prochain.
L’organisme chargé des tests ADN et des études
des prélèvements effectués sur les corps des victimes a toutefois
émis le souhait qu’on retarde cet enterrement en attendant les
résultats qui seront publiés très bientôt. Mais pour les familles
des victimes le temps presse. « Cela fait quatre mois qu’ils
sont là. Il nous faut faire le deuil pour que la vie puisse
continuer », a indiqué Saïd Mohamed El Kabir, membre du
collectif des familles des victimes.
Une réunion entre le gouvernement comorien, le
collectif des familles des victimes et le juge comorien chargé de ce
dossier est prévu samedi matin pour trancher. Les travaux
d’aménagement du site qui doit accueillir le cimetière des
victimes du crash sont déjà achevés et maintenant, on commence à
creuser les tombes. « Il faut compter une centaine de
tombes », a mentionné El Kabir.
A en croire ce membre du collectif des victimes, les
assureurs de Yemenia ont affrété un avion destiné aux proches des
victimes, deux représentants par famille, qui se trouvent en France
et qui aimeraient participer à cet enterrement. Il a aussi exprimé
son étonnement d’entendre que « l’ambassadrice
française aurait indiqué que cette mesure ne concerne que les
proches des victimes dont les corps ont été identifiés ».
« C’est une mesure globale », a-t-il dit.
Faissoili Abdou |