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Cette opération intervient 24 heures après le repêchage de l'enregistreur de paramètres (Flight Data Recorder, FDR). Ces deux précieuses boites noires ont été remises ce matin aux autorités comoriennes à bord du navire EDT ARES qui mène les recherches au milieu de la zone du crash depuis jeudi 20 août. 
Placées dans deux petites glacières, les boites noires ont été réceptionnées par Ali Abdou Mohamed, l'enquêteur principal de l'aviation civile comorienne et Abdillahi Mouigni, le secrétaire général du ministère comorien des transports en présence des enquêteurs français et yéménites. Ces enregistreurs de vols ont, tout de suite après, été mis sous scellés. Le précieux colis sera dans quelques jours au bureau du BEA en France. Ils « seront convoyés dans les prochains jours au Bureau d'Enquêtes et d'Analyses au Bourget (France) où ils seront lus en présence des membres de la commission d'enquête », indique un communiqué de l'enquêteur principal. « Par l'autorisation du gouvernement comorien, ils seront confiés à l'Etat français à travers le BEA qui va lire ces enregistrements et interprétés ce qui s'est réellement passé », a confirmé Abdillahi Mouigni, le secrétaire général du ministère des transports qui a assuré qu' « il y aura la participation des enquêteurs comoriens » dans tout le processus. Deux mois, jours pour jours, après le crash, les proches des victimes peuvent enfin espérer apprendre ce qui s'est passé le 30 juin dernier. 
A en croire Abdillahi Mouigni, les deux enregistreurs de vols « sont intacts ». « Même s'ils étaient déchiquetés les enquêteurs nous ont dit qu'ils ont toujours la possibilité de lire et d'exploiter ces enregistreurs », a-t-il rassuré. Après le débarquement des deux enregistreurs de vols, les équipes à bord du bateau EDT ARES sont reparties sur la zone du crash, où ils passeront encore sept jours pour tenter de récupérer d'autres éléments nécessaires pour le complément de l'enquête. Les six corps repêchés en début de semaine ne sont pas encore débarqués du navire. F.A.
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