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\"Une monarchie dont on ne sait de quel droit\" |
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En tête du camp du refus de la réforme constitutionnelle figure la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) de l'ex-président Azali Assoumani. Dans un communiqué publié la semaine dernière, la CRC dénonce la proposition faite par M. Sambi "d’étendre son mandat ainsi que celui de Mohamed Abdouloihab, Président de l’Ile Autonome de Ngazidja d’une année pour les aligner à celui de Moussa Toyb, qui s’achève en 2013." Pour la CRC, "le deal que propose le Président Sambi consiste à rallonger son mandat de quatre années." "En fait sa reforme constitutionnelle ne vise en tout et pour tout qu’à étendre son mandat, ses fameuses reformes ne visant qu’à installer une monarchie dont on sait de quel droit", juge la CRC. |
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Après la visite de travail du
président Sambi à Fomboni il y a dix jours, le président de l'île autonome de
Mohéli, Mohamed Ali Said, a protesté contre les décisions de limogeage d’un
certain nombre de hauts responsables de l’île par le gouvernement central. Le
cabinet de la présidence de l’île estime dans un communiqué que Sambi veut
"changer la Constitution pour repousser la tournante revenant à
Mohéli" (programmée en 2010 après la Grande Comore en 2002 et Anjouan en
2006), dans le but selon lui de "s’accrocher au pouvoir et installer
sa dictature".
Intitulée "Coup d’Etat Administratif
à Mwali", le communiqué exhorte le président de l'Union à "respecter
la Constitution" et demande à la communauté internationale "de faire
valoir les règles de la démocratie et les principes des droits humains".
Mohamed
Ali Said dénonce en outre la décision du gouvernement central de procéder
unilatéralement à des changements à la tête des directions régionales des
entreprises publiques et administrations financières de l’île autonome, en
violation selon lui de l’article 9 de la Constitution de l’Union et de la loi
organique stipulant que la gestion des antennes régionales des sociétés d’Etat
renvient aux exécutifs des îles autonomes.
Voilà des mois que Mohamed Ali Saïd ne rate
pas une occasion de rappeler à l'ordre le président comorien afin "qu'il
respecte le principe de la tournante". Récemment il a fait planter sur le
rond-point de la route principale qui mène à Fomboni, la capitale de l'île, un
panneau géant qui rappelle qu'en 2010, c'est au tour des Mohéliens de prendre
les rênes du pays.
Lors de sa visite de travail dans l'île il y a dix jours, le
chef de l'Etat avait tenu à rassurer ses compatriotes. "Si certains
pensent que je veux m'éterniser au pouvoir, je tiens à les rassurer que ce
n'est pas dans mes intentions. Je suis prêt s'il le faut à me retirer dès cette
année si les présidents des îles sont d'accord pour organiser de nouvelles
élections présidentielles. Je le répète ici, le prochain président des Comores
sera issu de cette île et je m'en tiendrais à cet engagement" a lancé Sambi.
Une déclaration destinée, a-t-il souligné, à faire taire "les mensonges
colportés par [ses] opposants".
Le président comorien plaide pour une "harmonisation du
calendrier électoral" et souhaite que toutes les élections
présidentielles, celles du président de l’Union et celles des trois présidents
des îles autonomes, se déroulent le même jour ; de même que pour les élections
législatives des assemblées insulaires et de l'Assemblée de l'Union, ainsi que pour
les élections municipales. Par ailleurs, M. Sambi voudrait modifier les
appellations actuelles : les présidents des îles porteraient le titre de
Gouverneurs alors que les députés deviendraient des Conseillers.
Le référendum voulu par Sambi concernant ce projet de
réforme pourrait se dérouler au premier trimestre 2009, selon le secrétaire
général du gouvernement.
NK (avec HZK) |