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Originaire du village de Nomadzia, elle était montée dans dans un A320 à Marseille, accompagnée de sa mère. Les passagers ont changé d'avion lors de l'escale de Sanaa pour monter dans un A310. C'est pour l'instant la seule rescapée de cet avion de Yemenia Airways qui s'est abîmé à 15 ou 20 km au large du village de Mitsamiouli dans le nord-ouest de Grande Comore. Le silence radio s'est fait environ cinq minutes avant d'atterrir sur l'aéroport de Hahaya vers une heure mardi matin. La localisation exacte du point d'impact est toujours inconnue. L'appareil avait à son bord 153 personnes dont 11 membres d'équipage en provenance de Roissy et à destination de Moroni, via Marseille et Sanaa, la capitale du Yemen. Cinq corps ont été aperçus mais seuls deux d'entre eux ont clairement été identifiés comme étant des corps humains par un avion de la compagnie Comores Aviation qui faisait des vols de reconnaissance. En effet, ici, à Moroni, toute la population et tous les moyens disponibles ont été activés pour tenter de porter secours aux passagers. Pour l'instant, aucun corps n'a encore été repêché et aucun débris n'a même été aperçu. Sept bateaux qui effectuent habituellement les traversées entre les îles se sont portés sur la zone, ainsi que « tous les pêcheurs ». Ces pêcheurs utilisent de simple barques en fibre de verre, identiques aux kwassa-kwassa. Un de ces pêcheurs dit avoir vu une explosion, mais pour l'instant aucune hypothèse n'est avancée. Seul élément tangible, un vent violent qui a continuer à souffler toute la journée de mardi pourrait être à l'origine de la catastrophe. Le porte-parole du gouvernement, Soilih Mohammed, chef de cabinet du ministre des finances, dira que « la solidarité nationale s'est immédiatement activée comme le veut la tradition comorienne » et que toute la population, les services de l'état ainsi que les entreprises se sont mobilisés. Il déplore également que « tous les villages ont été touchés, notamment ceux de Foumbouni et d'Ikoni ». Au Cosep (Centre des Opérations de Secours et de Protection), on centralise les informations en provenance des différents théâtres d'opération. Un centre de secours médical a été installé à l'ancien hôtel Galawa, proche de Mitsamiouli. Le QG des secours est, quant à lui, installé à l'aéroport même. C'est de là que partent les rotations du Transall arrivé de la Réunion en fin de matinée avec à son bord 17 personnes, médecins, plongeurs, infirmiers et psychologues. Une cellule d'assistance psychologique a également été mise en place à l'aéroport de Dzaoudzi, à Mayotte où les rescapés et les éventuelles victimes pourraient être évacuées. Le porte-parole du gouvernement a également dit que des secours plus sophistiqués étaient attendu, notamment une frégate de reconnaissance équipée de radar qui devrait arriver dans la nuit en provenance de la Réunion et un remorqueur en provenance de Mayotte. « Nous ne disposons pas de moyens de secours autres que les Zodiac de l'armée, c'est pour cette raison que nous avons immédiatement fait appel à l'aide internationale ». Les recherches vont cependant « se poursuivre durant toute la nuit ». Soilih Mohammed a également fait état d'une « forte délégation » en provenance du Yemen arrivée dans la matinée. Composée d'officiels et de membres de la compagnie aérienne, elle est venue « faire un état des lieux » et « assister la coordination des secours ». Alain Joyandet, le secrétaire d'état français à la coopération est attendu demain mercredi à Moroni où, dès l'aube, les rotations du Transall vont reprendre dans l'espoir de retrouver d'autres survivants. Eric Trannois |