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«Alors que Mayotte vit dans un climat
difficile, le Conseil Economique et Social (CES) constatant une
opacité totale à son encontre en terme d’information de la part
du Conseil général sur la situation budgétaire de la Collectivité,
a sollicité le Président du Conseil général ainsi que ses
services ». En vain. Le CES a donc décidé de dénoncer
dans un avis « les rares saisines », bien
qu'obligatoires, « dans des délais extrêmement courts »,
et « en occultant l’information nécessaire à notre
égard ».
Le CES, présidé à Mayotte par Abdou
Soimadou Dahalani, doit obligatoirement être saisi, selon les
textes, par le président du Conseil régional, soit Général pour
Mayotte, sur « les rapports budgétaires préparés par la
région et sur les documents, schémas ou orientations, entrant dans
les champs de compétence du Conseil Général ». Or, Abdou
Dahalani affirme que « c’est dans la presse qu’il a
découvert les avis de la Chambre territoriale des Comptes (CTC) et
le plan de redressement »
Le CES critique précisément le plan de
redressement proposé par le Conseil général, « qui est en
train d’opposer une logique comptable et financière à une logique
de développement économique, social, culturel et sanitaire ».
Eu égard aux besoins de Mayotte en formation professionnelle,
« première priorité pour le développement de Mayotte »,
le lâchage par la Collectivité du CFA
(Centre de Formation d’Apprentis), du CNAM
(Conservatoire National des Arts et Métiers) ou du CDTM
« ne répondent pas à la logique du Pacte
pour la Départementalisation, qui insiste sur la mise en place
d’une politique dynamique, fondée sur un développement économique
autonome ».
En reprenant les propositions de la CTC
et du Conseil général, il propose « la mise en place au
sein de la Collectivité d’un outil de gestion prévisionnelle des
emplois et compétences avec un audit des moyens matériels et
humains » qui accompagnerait ainsi la réduction de la
masse salariale envisagée. Et au niveau des subventions, un
Observatoire de suivi des aides accordées dans les domaines
économiques et associatives.
Sur le poste « Indemnités des élus »,
le CES rappelle que le Conseil général peut « réduire le
montant des indemnités qu’il alloue à ses membres » en
modulant « en fonction de la présence des membres aux
travaux du Conseil ».
En conclusion, le CES suggère au Conseil général
de tirer parti de l’opportunité qu’offrent ses socio
professionnels qui peuvent transmettre leur vécu, leurs conseil et
leurs besoin en matière de développement.
A.L. |