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Le Congrès reporté ? |
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Lundi 1er décembre s'est tenue une réunion au Conseil général entre les représentants de la collectivité et des membres de divers syndicats et associations. Ces derniers ont demandé à être consultés avant que la délégation ne parte à Paris rencontrer M. Sarkozy. Le report du Congrès initialement programmé le 7 décembre a également été évoqué. Ce rassemblement qui vise à réunir l'ensemble des familles politiques en vue de la départementalisation pourrait se tenir après la rencontre avec le président français, comme le souhaite M. Douchina. |
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Le président de la Collectivité départementale de Mayotte a annoncé lundi 1er décembre qu'il serait reçu par le président de la République, Nicolas Sarkozy, en compagnie d'une quinzaine de personnalités locales. La rencontre est programmée le 16 décembre à 17 heures, à l'Elysée, à Paris. Elle fait suite à une demande officielle de la part de M. Douchina : "Le 29 octobre, j'avais demandé un rendez-vous afin d'avoir enfin la feuille de route du gouvernement" en vue de la départementalisation de l'île. Cette feuille de route est attendue depuis le mois de septembre par les élus mahorais. M. Douchina souhaite en outre se faire une idée plus précise de ce que M. Sarkozy appelle une départementalisation "progressive et adaptée" – terme qu'il a récemment employé devant les élus ultramarins. "Je veux savoir quelle est sa définition de l'adaptation et de la progressivité", a-t-il indiqué. Lors d'une conférence de presse, M. Douchina (UMP) a assuré avoir invité à l'accompagner les parlementaires actuels (les sénateurs Giraud et Soibahaddine et le député Aly) et anciens (les députés Hory, Jean-Baptiste et Kamardine, le sénateur Henry), ainsi que deux anciens élus à l'Assemblée territoriale des Comores (Ben Ali et Adinani), un membre des quatre partis représentés au Conseil général (Néma, PS, UMP, MDM) et la conseillère économique et social Anziza Moustoifa. "Je voulais une délégation la plus consensuelle possible", a-t-il affirmé, ajoutant qu'il irait personnellement voir Marcel Henry avant son départ. "Pour des raisons de santé, il m'a dit qu'il ne viendrait certainement pas. Mais je tiens à dire que je l'ai invité", a indiqué le président, dans le but de faire taire toute polémique – lors d'une première mission à Paris en avril, l'absence du sénateur honoraire lui avait valu des critiques. Lors de cette même conférence de presse, M. Douchina a tenu à calmer "l'engouement de certains". Les comparant aux déclarations "intempestives" de quelques syndicats en juillet dernier concernant la soi-disant opposition de M. Jégo à la départementalisation, il a démenti les révélations du sénateur Ibrahim Soibahaddine Ramadani concernant la feuille de route du gouvernement. Le "pacte pour la départementalisation" dont le sénateur Soibahaddine a révélé une partie du contenu la semaine dernière relève selon M. Douchina de "l'excès d'enthousiasme" : "A l'heure actuelle, personne ne peut dire ce qu'il y a dans la feuille de route, et personne ne sait ce que Nicolas Sarkozy nous dira. Les déclarations [du sénateur] sont nulles et non avenues". "De même", a ajouté Ahmed Attoumani Douchina, "personne ne peut dire quelle sera la question posée aux Mahorais" lors de la consultation du mois de mars 2009. Affirmant être régulièrement informé, il a cependant ajouté qu'elle "devrait être claire". RC
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