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Cette rencontre a vu la participation du ministre
des finances Mohamed Ali Soilih, du directeur général des douanes
Mohamed Daoudou dit Kiki et de celui du budget Saïd Mhamadi ainsi
que des cadres du ministère de finances.
Cette mission avait pour objectif d’évaluer les
résultats enregistrés dans la mise en œuvre du programme appuyé
par le FMI dans le cadre de l’aide d’urgence post-conflit (Aupc).
Selon, Mbuyamu Matungulu, chef de mission du Fmi
pour l’Union des Comores, les résultats sont « globalement
satisfaisants ». « Tous les indicateurs
quantitatifs à la fin de mars ont été observés et trois des
quatre repères structurels ont été exécutés », indique
une déclaration publiée par la mission ce matin à Moroni.
« L’inflation est en repli du fait de
l’apaisement des tensions sur les prix mondiaux du prix du pétrole
et des produits alimentaires, et la situation budgétaire du
gouvernement se redresse progressivement grâce aux efforts de
recouvrement des recettes déployés, et aux actions menées pour
améliorer la gestion des dépenses », constate la mission
du Fmi. Cependant, souligne-t-elle, dans une conjoncture
internationale difficile, l’activité économique reste faible et
la croissance du Pib réel a stagné aux alentours de 1% en
2008-2009.
Les résultats satisfaisants enregistrés dans cette
première étape permettent d’envisager la mise en place d’un
deuxième programme dit « facilité pour la réduction de la
pauvreté et pour la croissance » (FRPC) avant d’aboutir au
point d’achèvement. Ce « programme ambitieux »,
selon les termes du chef de mission du Fmi, demande à être avaliser
par le conseil d’administration du Fmi à Washington. Sa durée est
de trois années et il doit commencer à partir du 1er juillet
prochain.
Selon, M.Matungulu, le programme FRPC se focalise
sur deux volets, à savoir les efforts d’assainissement de la
gestion des finances publiques et la réforme structurelle. Il
viserait à rétablir la stabilité budgétaire en contenant le
déficit budgétaire primaire annuel en dessous de 1% du Pib, et en
portant les recettes totales à 14,3% du Pib d’ici 2012. C’est
ainsi qu’il suggère l’amélioration de la gestion des services
d’utilité publique notamment la société Comores hydrocarbures,
Comores Telecom et la Mamwe (distribution d'électricité).
Faissoili Abdou |