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Cette décision de la Cour européenne fait suite à une étude
préliminaire d’une demande d’indemnisation que son organisation
réclame du gouvernement britannique,
M. Bancoult a déclaré que l’indemnisation concerne le
préjudice moral causé à son peuple, indiquant que l’information
lui a été donnée par Richard Clifford, avocat britannique du CRG
et par l’avocat mauricien à Londres, Robin Mardemootoo.
M. Bancoult a également noté que bien qu’il existe de nombreux
cas en suspens à la CEDH, les juges ont décidé d’entendre
l’affaire du CRG sur le fond puisque la plupart de ceux qui sont
nés dans l’archipel des Chagos ont atteint un âge avancé.
M. Bancoult a ajouté que le GRC avait demandé depuis 2004 à la
CEDH de contraindre le gouvernement britannique à indemniser les
Chagossiens pour toutes les misères morales et les injustices que
son peuple a eu à endurer.
La CEDH a néanmoins préféré attendre que le premier jugement
des tribunaux britanniques concernant le cas tombe. Comme le CRG a
perdu sa cause en Grande-Bretagne, la CEDH a décidé d’instruire
l’affaire sur une base humanitaire, a t-il souligné.
La Haute Cour de justice de Londres avait cassé en 2006 un décret
de la reine Elizabeth II qui leur interdisait le retour sur
l’archipel des Chagos.
Groupe ethnique créole, originaire de l’archipel des Chagos
dans l’océan Indien, les Chagossiens ont été expulsés de
l’archipel des Chagos à Maurice et aux Seychelles, en 1965 par le
gouvernement colonial britannique pour construire l'immense base
aérienne américaine de Diego
Garcia.
Ce déplacement de population, effectué dans des conditions très
contestables, a permis à l'Ile Maurice d'accéder à son
indépendance, en la monnayant avec les anglais en échange des
Chagos. L'île principale, Diego Garcia, a été louée aux
américains pour en faire une base militaire. Diego Garcia fait
partie du dispositif militaire américain dans sa guerre contre
l'Irak. On soupçonne également cette base d'avoir accueilli des
prisonniers en transit pour le camp de Guatanamo.
E.T. avec Xinhua
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