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En septembre 2009, l’ONU a autorisé la France à
explorer et exploiter les richesses des sols et sous sol situés sur
plusieurs milliers de kilomètres carrés au large de la Guyane.
Selon le journal Libération, les autorités françaises demandent la
même autorisation pour leurs autres possessions ultra-marines :
golfe de Gascogne, îles Kerguelen, La Réunion, archipel du Crozet,
îles Saint Paul et Amsterdam, Nouvelle-Calédonie, Polynésie
française, Saint-Pierre et Miquelon mais aussi, les îles Éparses.
C’est en 1982 à Montego Bay que 159 pays
signataires de la convention des Nations Unis s’entendent sur une
extension de la ZEE (Zone Economique Exclusive), qui s’étend
jusqu’à 200 milles, à une ZEPLC (Zone d’Extension du Plateau
Continental) qui s’étendrait à 350 milles.
Une quarantaine de pays ont fait la même démarche.
Mais un certain nombre de conditions géophysiques doivent être
remplies pour que la commission de l'ONU puisse considérer que le
plateau continental revendiqué par un État, s'étend aussi loin des
côtes sous l'eau. C’est pourquoi la France a lancé le programme
Extraplac, suite de campagnes d’IFREMER étudiant les fonds sous
marins à bord des navires Atalante, Marion Dufresne ou
Beautemps-Beaupré. Ce programme exclut les droits de pêche et de
police.
Les techniques pour arriver à exploiter ces
richesses dans des eaux si profondes n’ont pas encore vu le jour,
et on ne connaît pas les richesses de ces sous sols marins, mais
pour Walter Roest, qui pilote au nom de l'Ifremer le programme
Extraplac, elles sont surtout porteuses de «promesses pour le
futur».
D'où le programme Extraplac, piloté par les
scientifiques de l'Ifremer, l'Institut français de recherche pour
l'exploitation de la mer. Dernières précisions juridiques : seule
l'exploitation du sol et du sous-sol est concernée par cette
convention, droits de pêche et de police en sont ainsi exclus. |