Paris, France, 08/04 - Le ministre comorien des Affaires étrangères, Mohamed Souef El-Alamine, a tenté jeudi à Paris de minimiser les divergences entre son pays et la France au sujet de Mayotte, affirmant que le dialogue continue pour trouver un compromis acceptable sur le statut de l`île.
"La question de Mayotte n`a pas été un motif de divergences entre la France et les Comores lors de la réunion de la Commission mixte. Nous avons toujours estimé que Mayotte doit s`intégrer à son environnement naturel qui sont l`archipel des Comores et la région de l`Océan indien. La France comprend notre position", a- t-il déclaré lors d`un entretien accordé à la PANA. M. Souef El-Alamine a également plaidé pour que Mayotte puisse participer aux compétitions sportives organisées aux Comores et dans l`Océan indien, qualifiant la situation actuelle de l`île mahoraise de "barrière aquatique". "Nous abordons les discussions sur ce sujet avec un sens aigu des responsabilités. Nous sommes attentifs à l`avenir de la jeunesse mahoraise qui regarde naturellement vers les Comores. C`est pour cette raison que nous avons proposé que Mayotte s`associe aux compétitions sportives organisées aux Comores et dans la région", a poursuivi le ministre comorien. Il a en outre, indiqué que Paris a accepté de faciliter lacirculation des biens et des personnes entre Mayotte, d`une part, les trois entités de l`Union des Comores, d`autre part. "Il est essentiel pour nous que les biens et les personnes puissent circuler facilement entre Mayotte et les autres entités des Comores. Les familles sont reparties de part et d`autre et il est essentiel qu`elles puissent se mouvoir. Sur ce point aussi, la France a accepté de mettre des moyens de transports entre Mayotte et les Comores", a encore dit Mohamed Souef El-Alamine. Peuplée de quelque 160.000 habitants, Mayotte était devenue à partir de 1976 "collectivité territoriale départementale française", à l`issue d`un référendum dont la légalité a toujours été contestée par les autorités comoriennes soutenues par les organisations africaines. Pendant plusieurs années, le différend a empoisonné les relations entre Moroni et Paris, entraînant la suspension des réunions de la Commission mixte entre les deux pays depuis 1992.