Madagascar n’est pas épargné par le chikungunya, mais le ministère de la Santé "persiste et signe" qu’il n’y a que des cas sporadiques et que seule une épidémie de dengue sévit sur l’île.
Des aveux. Le chikungunya est bel et bien présent à Madagascar. Il a fallu la visite du directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Lee Jong Wook, pour que les autorités sanitaires malgaches lâchent enfin le morceau. Le ministre de la Santé, Jean Louis Robinson, a officiellement reconnu, samedi, au cours d’une conférence de presse conjointe avec le premier responsable de l’OMS qu’il y a à Madagascar ""la dengue et quelques cas de … chikungunya"". Lee Jong Wook, dans son allocution introductive de la conférence de presse, a laissé au ministre le soin de prononcer le nom ""tabou"" de la maladie. Cherchant à tout prix à éviter les effets catastrophiques qu’entraînerait la présence de l’arbovirus à Madagascar, Jean Louis Robinson évite de dramatiser la situation. Si pour lui, ""il y a une grave épidémie à La Réunion, un peu moins à Maurice et aux Seychelles, il n’y a que des cas sporadiques à Madagascar"". ""On vous mentirait si on disait qu’il n’y a pas de chikungunya chez nous, mais ce sont des cas très sporadiques. Il n’y a pas d’épidémie de chikungunya, il y a une épidémie de dengue classique dont un cas a été confirmé"", n’a-t-il cessé de répéter. Aucun chiffre n’a toutefois été révélé, ni sur les cas dits ""sporadiques"" de chikungunya, ni sur ""l’épidémie"" dite de dengue classique. ""Toutes les maladies présentant les signes cliniques des maladies virales qui se sont révélées négatives au test de recherche du paludisme sont toutes considérées comme des arboviroses"", s’est contenté de révéler le ministre.