Samedi 23 août, un avion de la compagnie Kenya Airways en transit à Mayotte a décollé avec plus de trois heures de retard, peu avant 19 heures, au lieu de 15 heures.
A l'origine de ce retard : une dizaine de passagers de nationalité comorienne ont, selon les autorités françaises, refusé de se plier aux contrôles d'identité et de sortir de l'appareil afin que soient effectuées les fouilles de sûreté. Parmi eux, des diplomates comoriens auraient argué que Mayotte est comorienne, et qu'ils n'ont pas à se plier aux agents de la République française. Après plusieurs heures de négociations, ils ont finalement accepté de descendre de l'avion et de répondre aux contrôles des autorités. Cet incident, amplement relayé par les médias locaux, a provoqué la colère de différents responsables politiques mahorais. Interrogés par RFO, Mounirou Ahmed, secrétaire fédéral du Parti socialiste,
parle d'un "scandale" et demande à ce que les élus mahorais se retirent du
Groupe de travail de haut niveau (GTHN) franco-comorien si Moroni ne reconnaît
pas le choix des Mahorais de rester français, tandis qu'Ali Souf, cadre de
l'UMP, évoque "une provocation".