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Notre avion « remplissait toutes les conditions de sécurités requises », a-t-il ajouté parlant de l'Airbus A310, qui s'est abîmé en mer mardi dernier au nord de la Grande-Comore. « Les défauts constatés en 2007 lors d'un contrôle « see chek » au sein d'airbus, le constructeur de l'appareil, étaient des défaillances mineures. Ils concernaient l'intérieur de l'avion et non le moteur », a-t-il expliqué. Pour preuve, il avance que cet appareil a effectué des vols à destination de Londres, qui se trouve pourtant dans l'espace aérien de l'Europe, le 23 et 27 juin. Le ministre s'est refusé à avancer une quelconque hypothèse sur les causes de l'accident, indiquant qu'il faut attendre les résultats de l'enquête avant de se prononcer. Il a en outre critiqué la position des autorités françaises qui « se sont précipitées à pointer du doigt les avions de la compagnie Yemenia ». « Air France a subi ce genre d'accident, pourtant ces critiques n'ont pas été formulées à son encontre », a-t-il constaté. « Les accidents sont naturels et ils peuvent toucher toutes les compagnies aériennes », a-t-il lancé devant les journalistes. A en croire ce ministre yéménite, en 40 ans d'existence, c'est la première fois qu'un crash touche un appareil de Yemenia Airways. Nabil Alfakih, a d'autre part, présenté des excuses aux familles des victimes suite à la proposition des responsables de Yemenia d'indemniser chacune d'entre elles par une somme de 20 000 euros. Une proposition qui a tout de suite provoqué les vives réactions des familles des victimes. « Cela doit se faire dans les conditions appropriées et à travers une compagnie d'assurance », a-t-il estimé. Le ministre a confié qu'un avion sera mis à la disposition des familles de victimes qui veulent rejoindre les Comores depuis Paris. Malgré, les critiques acerbes dont fait objet la compagnie yéménite, Alfakih, assure que les autorités du Yémen souhaitent que Yemenia Airways maintienne ses vols sur les Comores, indiquant qu'il s'agit d'un moyen pour renforcer les liens d'amitié entre les deux pays. D'autant plus que, à en croire Alfakih, les vols sur les Comores se font à perte. « Si les autres compagnies ont quitté les Comores c'est parce qu'elles mettent en avant des raisons pécuniaires. Nous privilégions l'amitié », a-t-il conclu. La solidarité locale A côté du soutien apporté par les pays amis des Comores au lendemain du crash, des initiatives locales, destinées à témoigner solidarité et réconfort aux familles endeuillées sont lancées ici et là. Parmi celles-ci, on peut citer les efforts du croissant rouge local, le soutien que l'Initiative femmes Comores (Ifemco) vient d'apporter le 2 juillet aux équipes de recherches installées au Galawa ainsi qu'à l'aéroport de Hahaya. Cette contribution est composée d'eau minérale ainsi que de la nourriture. Plus que l'aspect matériel, c'est le geste qui compte dans ce genre d'action. « Nous voulons que tous les Comoriens se sentent concernés par ce drame », a déclaré Hissane Guy, présidente de l'Ifemco. Ce sont les fonds initialement prévu pour l'organisation, le 4 juillet, d'une journée porte ouverte art et métiers Comores, qui ont été redirigé sur cette action. « Les équipes de recherches ont besoin du soutien de tout un chacun pour mener à bien leur mission », a justifié la présidente de l'Ifemco. « Ce drame a touché tous les Comoriens », poursuit-elle. Et d'ajouter : « Ce sont tous des Comoriens, des êtres vivants qu'on ne reverra peut être jamais ». Malgré cela, dira t-elle, « nous gardons l'espoir ». Faissoili Abdou
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