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Le traité signé entre les Procureurs Généraux
Amos Wako du Kenya et Tarcisse Karugarama du Rwanda vient remplacer
celui signé en 1990.
Selon Karugarama, la justice est une condition
préalable à la promotion des droits de l’homme dans une région
qui est menacée par divers foyers de tension, ajoutant qu’il est
de l’obligation des gouvernements, de renforcer la paix dans la
région.
Amos Wako du Kenya a noté que des traités
similaires existent dans d’autres communautés économiques telles
que la Communauté économique des États d’ Afrique de l’Ouest
(CEDEAO) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe
(SADC).
Cependant, l’Afrique de l’Est traîne les pas en
termes de renforcement de la justice et des instruments de paix,
a-t-il fait remarquer.
« Le traité va aider à maintenir un suivi
étroit des criminels à travers les frontières, ce qui reste à
faire est d’avoir la technologie appropriée pour la mise en œuvre
», a-t-il ajouté.
Le traité devrait contribuer à l’arrestation des
fugitifs du génocide Rwandais qui continuent à se terrer au Kenya,
car selon Wako, le Kenya a déjà remis le plus grand nombre de
personnes soupçonnées de génocide au Tribunal Pénal International
pour le Rwanda (TPIR) basé en Tanzanie par rapport aux autres pays
d’Afrique orientale.
Le Kenya est le premier pays d’Afrique orientale à
avoir signé un traité d’extradition avec le Rwanda, alors que
ceux avec le Burundi et l’Ouganda sont en phase de finalisation.
D’autre part, le Kenya a signé des traités
similaires avec d’autres pays d’Afrique orientale à l’exception
du Burundi.
(APA) |