Une société de recherche et d’exploration des fonds marins, Indian Ocean Exploration (IOE) basée à Maurice, a signé avec le gouvernement des Comores, une convention de recherche d’épaves de navires dans les eaux comoriennes, a indiqué vendredi 5 septembre à la PANA une source officielle comorienne.
La convention signée par le vice-président comorien, Idi Nadhoim, et le représentant de l’IOE, Alexis Resenfeld, autorise la société indienne à prospecter les fonds sous-marins comoriens supposés regorger de nombreuses épaves des navires qui circulaient sur cette partie de la route des Indes.Elle prévoit, selon Alexis Resenfeld, "la recherche autour de l'archipel des Comores de navires qui auraient disparu dans les eaux de l'archipel, leur fouille et leur exploration au cours des XV, XVI et XVII èmes siècles"."Il n’est pas exclu que des navires anciens aient fait naufrage dans cette partie nord du canal de Mozambique", a indiqué un fonctionnaire du ministère des Transports, soulignant la possibilité de découvrir d’énormes "richesses pour l’histoire" si l’exploration s’avérait concluante.
Pour lui, c'est l'occasion de connaître un peu plus sur la route des Indes ouverte par Vasco de Gama en 1498.La société Indian Ocean Exploration qui aurait identifié près d’une dizaine de navires naufragés dans sa zone d’intérêt, compte trouver d’importants matériaux pour l’histoire et entend partager "à égalité" avec le gouvernement des Comores le résultat de ses recherches.Dans une note d'information, l'IOE a estimé qu'un navire sur cinq perdu sur la route des Indes est englouti par les eaux de l’archipel des Comores.