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"La deuxième campagne de fouilles
du Groupe de recherche en archéologie navale (Gran), entièrement
terrestre à la différence de la première de 2006, à Tromelin a
démarré le 27 octobre et doit s’achever le 1er décembre",
rapporte dans son édition du 23 novembre le JIR.
"Les conditions de survie et de
vie des 90 naufragés de l’Utile en 1.761 livre peu à peu ses
secrets. L’équipe du Gran, qui a déjà mis à jour en 2006 les
premiers vestiges de l’habitat, se concentre là dessus. Et trois
jours seulement après leur arrivée, elle mettait à jour les
premiers ossements humains. (…) Depuis, les découvertes
s’enchaînent. Le 13 novembre, Max Guérout écrit dans le journal
de bord de l’expédition : “Surprise : le sommet d’un
crâne apparaît très rapidement, confirmant notre hypothèse.
D’autres ossements, appartenant probablement au même corps,
apparaissent bientôt, confirmant, là aussi, que les restes ont été
perturbés par les travaux d’aménagement de la station météo”.
Il poursuit : “Nous avons encore
du mal à comprendre la présence de restes humains aussi près des
lieux d’habitation, ce qui semble contraire aux pratiques
malgaches, mais aussi à savoir où exactement se situaient les
sépultures et ce qui leur est advenu”.
(…) Désormais, l’équipe du Gran a
déterré de l’oubli plus de 300 objets : des récipients en
cuivre, largement rapiécés au fil des années, un bracelet en
cuivre…
(…) 212 naufragés prirent pied sur
l’île en 1.761. L’équipage (122 hommes) repart sur une barque
de fortune le 23 septembre abandonnant à leur sort les esclaves
malgaches. Personne ne viendra les rechercher et ils doivent
s’organiser pour survivre dans une île hostile. Plusieurs navires
les aperçoivent au fil des ans mais sans pouvoir accoster. Ce n’est
que quinze ans plus tard que le chevalier de Tromelin récupérera
sept femmes et un bébé.
(Le Journal de l'île de la Réunion,
www.clicanoo.com)
Pour en savoir plus sur ce sujet,
lire Kashkazi n°58 (décembre 2006), www.kashkazi.com
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