Les Mozambicains travaillant dans les mines sud africaines meurent plus souvent de maladies que d'accidents de travail, selon une étude réalisée par la compagnie de recrutement pour les mines sud-africaines, TEBA.
Publiés dans l'édition de mardi du quotidien de Maputo Noticias, cette étude montre qu'entre janvier et novembre 2005, 22 mineurs ont péri dans des accidents de travail, alors que 478 autres travailleurs sont morts des maladies.
Beaucoup de ces décès sont dus au SIDA, selon le directeur de TEBA au Mozambique, Jose Carimo, ajoutant que 110 autres mineurs ont été rapatriés au Mozambique alors qu'ils étaient à la phase terminale de leur maladie.
Le nombre de mineurs rapatriés ayant un niveau avancé de progression du SIDA était de 112 en 2002, 205 en 2003 et 151 en 2004.
D'après Carimo, le système sanitaire sud-africain ne permettait pas de donner les anti-rétroviraux (médicaments qui ont la capacité de prolonger la vie des patients) à des étrangers, à moins qu'il n'y ait des accords dans ce sens avec leurs pays.