Lors de son Assemblée générale, mercredi 14 septembre, le Syndicat des enseignants comoriens, antenne d'Anjouan, a "noté avec amertume que le ministère de l'éducation a décidé unilatéralement, comme d'habitude, la rentrée scolaire sans associer les vrais artisans de l'éducation de l'île". Le syndicat réclame d'autre part le paiement des trois mois d'arriérés de l'année 2004 avant le 29 septembre et en fait un préalable à la rentrée scolaire. Ses responsables accusent également le Ministère de l'éducation de Ndzuani de "poignarder le corps enseignant dans le dos en lui interdisant unilatéralement d'arrondir les salaires de misère amputés et irrégulièrement versés qu'on lui accorde en allant travaillant dans le secteur privé. L'Assemblée a considéré cette décision à la fois méchante et injuste. Elle a donné mandat aux dirigeants syndicaux de négocier son annulation ou dans le pire des cas sa révision", indique le communiqué du syndicat, qui réclame aussi “un calendrier pour le paiement des arriérés de 1999, 2001 et 2005".