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"L'Etat a une volonté, une priorité, c'est répondre à l'angoisse de milliers de Martiniquais qui n'ont pas de logements. Il y a 10.000 personnes qui attendent un logement social en Martinique, sans parler des autres types de logements", a-t-il déclaré après une rencontre avec des maires de l'île. Il faut "mobiliser les maires parce que ce sont eux les premiers acteurs de la construction", "mettre à leur disposition tout le foncier propriété de l'Etat, qui pourrait permettre de construire 1.500 logements sociaux en quelques mois" et "fixer comme objectif au préfet de faciliter le montage de tous les dossiers", a-t-il déclaré. M. Jégo a également défendu, devant les socio-professionnels, le bien-fondé d'un texte qui doit aussi donner un coup de fouet à l'emploi et à toute l'économie. "Je suis là pour rassurer les Martiniquais. Les outils de l'Etat ne sont pas là pour donner des avantages à des professions. Ils sont là pourservir un objectif politique". S'agissant du plafonnement de la défiscalisation dans la construction de logement prévu dans la loi-programme, le secrétaire d'Etat a affirmé que leseffets du dispositif Girardin, plus avantageux, pourraient être prolongés pendant deux ans et demi à trois ans. Mais les socio-professionnels invités vendredi matin à cet échange très animé par moment, ne sont ressortis de cette rencontre ni satisfaits niconvaincus pour la plupart et ils espèrent que le texte sera encore amendé. Le vice-président du Medef Martinique considère que certaines dispositions du projet de loi sont négatives. Cyril Comte estime par ailleurs que"l'économie n'est pas un mécano qu'on démonte et qu'on remonte, on ne parie pas sur l'avenir des entreprises". (AFP)
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