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Échauffourées à l'ambassade de Madagascar à Paris |
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Jeudi dernier, 18 juin, l'ambassade de Madagascar à Paris a été le siège « d'altercations entre des personnes », selon le ministère français des affaires étrangères.
En fait, il semblerait que les partisans du président de la Hat aient voulu prendre possession des lieux défendus par les « légalistes » de Ravalomanana.
Il y a eu « utilisation de gaz lacrymogènes » et de projectiles entre les « des militaires du Capsat et les milices Rajoelina sur place », d'après le GTT (collectif des Gasy Tia tanindrazana), partisans de l'ancien président qui termine en affirmant que « l'ambassade de Madagascar à Paris est donc toujours une représentation légaliste ».
E.T. |
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Dans son discours d'ouverture, le Président sud-africain, Jacob Zuma, également président en exercice de cette organisation régionale, a laissé entendre son choix de privilégier «la résolution de la crise par la voie du dialogue». Une proposition qui a été largement suivie par tous les membres de la Sadc. Ils ont nommé l'ancien Président mozambicain Joaquim Chissano en qualité de nouveau médiateur des pourparlers à Madagascar dont la mission reste délicate mais pas impossible. Visiblement, les présidents et Chefs de gouvernement de la SADC ont lâché l'ex-Président malgache, Marc Ravalomanana qui, notons-le, n'a pas eu de cesse de réclamer haut et fort «l'intervention des forces de la SADC et de la COMESA pour rétablir l'ordre constitutionnel à Madagascar». Parallèlement, ses partisans, réunis au Magro*, presque quotidiennement, attendent avec impatience le retour de l'ancien Président de la République, annoncé depuis plusieurs semaines lors des meetings des «légalistes», mais reporté à maintes reprises. Samedi dernier, les partisans de Marc Ravalomanana affirmaient que ce retour aurait lieu avant la fête de l'Indépendance, c'est-à-dire, le 26 juin prochain. Mais, avec cette décision de la SADC, le retour de « Dada » (père) reste au stade des intentions. Mercredi dernier, l'ancien Chef de l'Etat malgache Marc Ravalomanana a « applaudi » la tenue du sommet extraordinaire de la SADC consacrée en partie au cas de Madagascar. L'ancien locataire d'Iavoloha a espéré que les dirigeants de la Communauté de développement de l'Afrique australe allaient épouser sa cause pour une intervention militaire en vue de favoriser son retour au pouvoir. Certains dirigeants de l'ancien parti présidentiel ont déjà mis une croix sur le retour du fondateur du Tim. Ils ont préféré négocier avec la Haute autorité de la transition (Hat) et s'organisent en tant que parti d'opposition, des informations concordantes font état de la signature imminente de la Charte de la transition. Une solution négociée à la malgache profile à l'horizon. Suite au retrait des facilitateurs du Groupe international de contact, ce sont les Malgaches eux-mêmes qui prendront le relais en organisant des rencontres informelles. (APA) * Magro est une enseigne de grandes surfaces malgaches appartenant à l'ancien président Marc Ravalomanana. Le Magro d'Antananarivo sert de lieu de rassemblement aux partisans du président déchu.
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