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Les chefs d’Etat du Marché
commun de l’Afrique orientale et australe se sont rangés
derrière Ravalomanana
qu’ils reconnaissent comme étant le dirigeant légitime du
Madagascar.
Ils ont promis leur plein soutien à l’homme
évincé lors du coup d’Etat de mars dernier par son adversaire
politique, Andry
Rajoelina avec l'appui de l’armée malgache.
Le sommet
du COMESA a déclaré qu’il n’hésiterait pas à procéder à
une intervention militaire pour restaurer la démocratie à
Madagascar sous la direction de l’Union africaine (UA) et de la
Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
«Nous saluons et convenons, comme l’a dit
l’UA, d’appuyer la SADC pour diriger les efforts visant à
restaurer l’ordre constitutionnel à Madagascar en étudiant toutes
les options, y compris l’éventualité d’une intervention
militaire », a indiqué le regroupement dans un communiqué
publié à l’issue de la réunion de deux jours de ses dirigeants
dans la ville touristique de Victoria Falls.
Même si le Madagascar n’était pas représenté
au niveau ministériel et officiel, Ravalomanana s’est vu accorder
le statut de chef d’Etat lors du sommet.
Le dirigeant malgache déchu avait déclaré aux
journalistes samedi que la raison de sa présence au sommet était de
solliciter une aide en vue de reconquérir le pouvoir dans son pays
suite à la crise politique qui l’a contraint à l’exil en
Afrique du Sud.
L'ONU et la France ont réagi à la position du
Comesa. Les Nations unies ont lancé mardi une mise en garde contre
une intervention armée pour régler la crise politique à
Madagascar. "Ce type de déclaration n'aide pas. Nous n'avons
pas besoin de ce genre de déclaration", a réagi mardi
l'émissaire des Nations unies à Madagascar, Tiebile Drame, appelant
le Comesa à concentrer ses efforts sur le processus politique.
De son côté, la France,
accusée par Ravalomanana d'avoir appuyé son opposant Andry
Rajoelina, devenu président transitoire, a pour sa part souligné
qu'elle préférait la solution d'un dialogue sous l'égide de
l'Union africaine.
"Nous estimons qu'une intervention militaire
n'est pas la bonne idée", a dit le porte-parole du
ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, lors d'un
point de presse.
Avec APA et L'Express |