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Cette déclaration émane de Delphine Shantz de
l'Office des Nations Unies sur le crime et la drogue, responsable de
l'Afrique orientale et australe en mission technique à Madagascar.
C'était hier, lors d'une rencontre avec les intervenants dans le
domaine de la lutte contre le blanchiment de capitaux et contre le
financement du terrorisme qui s'est tenue à l'École nationale des
magistrats et des greffes (ENMG) à Tsaralalana.
Une déclaration que partagent aussi bien les
environnementalistes que les économistes. « Le trafic de bois
présente un danger pour l'environnement car les bois précieux,
notamment, le bois de rose contribue à l'équilibre écologique. De
plus, il faut près de 70 ans pour revoir grandir l'arbre »,
explique un environnementaliste.
Promulgation
Sur le plan économique, le caractère de crime se
pose surtout dans l'utilisation des fonds dans des activités
légitimes. « Le trafic de bois précieux constitue une
criminalité dans la mesure où les coupes ne sont pas autorisées
alors qu'après avoir été enregistrées elles deviennent légales
» explique Hugues Rajaonson, du cercle de réflexion des économistes
de Madagascar (CREM).
La lutte contre une telle criminalité s'avère
encore difficile à Madagascar. Le projet de loi sur le terrorisme
qui devrait définir, entre autres, les différents schémas de crime
et de terrorisme, ainsi que les sanctions et les rôles de chaque
entité concernée, ne sont pas promulgués. Aussi, le directeur
général du service de renseignements financiers (Samifin),
Jean-Claude Razaranaina, a lancé un appel au pouvoir en place de
sortir une ordonnance afin que la loi puisse entrer en vigueur. «
Cette loi est utile pour le renforcement de la lutte contre les
blanchiments de capitaux et des financements de terrorisme. Le
pouvoir devrait sortir une ordonnance pour sa promulgation »
avance le DG.
L'Express de Madagascar |